Dernière acquisition dans ma panoplie de guitares : une Gibson Les Paul, avec les caractéristiques que je cherchais depuis longtemps.
Sommaire
Une guitare iconique
Dire que la Les Paul est un instrument emblématique est un euphémisme. Si la Stratocaster a donné sa forme universelle à la guitare électrique, et la Telecaster a été le premier modèle à corps plein, la Les Paul est aussi une icone de la musique moderne depuis bientôt 75 ans, anniversaire qu’elle fêtera l’année prochaine. Tous les grands guitaristes ont à un moment de leur carrière joué sur une Les Paul, que ce soit régulièrement ou ponctuellement. Même Jimi Hendrix, héraut de la Strato, a parfois utilisé une Les Paul !
Il y a d’abord bien sûr les adeptes du modèle qui en ont fait leur guitare fétiche : Jimmy Page, Mick Taylor, Gary Moore, Peter Frampton, Duane Allman, Dickey Betts, Peter Green, Paul Personne, Gary Rossington, John Fogerty, Paul Kossoff, Neil Young, Steve Hackett, Bob Marley, Alan Wilson, Slash, et plus récemment Laura Cox ou Charlie Fabert…


















Et puis il y a ceux qui ont eu leur période Les Paul et sont ensuite passés à autre chose, ou y sont revenus de temps à autre : Eric Clapton, Pete Townshend, Billy Gibbons, Jeff Beck, Carlos Santana, Frank Zappa, Keith Richards, Ron Wood, Paul McCartney, George Harrison, Don Felder, Lindsey Buckingham, The Edge, Ben Harper, Popa Chubby, Jack Bon, Fred Chapellier, Louis Bertignac, Jean-Louis Aubert… Et bien d’autres encore. Même David Gilmour pourtant fortement associé à la Strat a joué sur Les Paul, notamment le fameux solo de Another brick in the wall part II, passage ultracélèbre s’il en est.




















Enfin, impossible de ne pas citer mon préféré, Mark Knopfler, qui après avoir longtemps privilégié les Strats est passé sur Les Paul. D’abord au milieu des eighties pour deux morceaux emblématiques, Money for nothing et Brothers in arms, puis dix ans plus tard en lançant sa carrière solo et en la choisissant comme guitare principale, au point d’en avoir un modèle signature en 2016.
Bref, si cette liste est loin d’être exhaustive, elle montre l’admiration des plus grands pour cette guitare légendaire. Et cette aura ne pouvait que m’inciter à en posséder une un jour. Mais pour cela, il fallait compter avec mon souci du détail et donc étudier les différentes options…
Quel millésime choisir ?
Comme dans toutes les marques, Gibson a régulièrement fait évoluer ses guitares, notamment la Les Paul. Quand j’ai commencé à m’y intéresser de près, j’ai d’abord étudié les produits neufs. J’ai laissé de côté les modèles custom shop. Et j’ai resserré ma sélection sur la Les Paul Standard. Exit donc les Les Paul Custom, Studio, Traditionnal, Classic, Deluxe… et j’en passe. Dans les Standards, on trouve actuellement les séries 50 et les séries 60. La principale différence tient dans le profil du manche : « Rounded » sur les 50, « slim taper » sur les 60. Je voulais absolument un manche fin, donc série 60. Mais aucune des trois finitions disponibles « Ice tea », « Bourbon » ou « Unburst » ne me convenait.
Mon graal était un Cherry Sunburst, mais patiné, légèrement affadi avec le temps, dans le même esprit que les modèles joués par les guitaristes que j’admire. Les exemplaires neufs actuels sont visuellement trop « propres » à mon goût, le rouge est trop vif, le vernis trop brillant. Il fallait donc que je m’oriente vers une occasion. Sauf que la finition Cherry Sunburst est le plus souvent destinée aux séries 50, en tout cas ces dernières années. Dans la plupart des annonces, je trouvais donc souvent des coloris qui me plaisaient mais avec un manche trop gros… Jusqu’à ce que …
L’occasion rêvée
Récemment, je tombe sur cet exemplaire « Gibson Les Paul Standard Faded 2005 ». En plus avec un manche slim taper, et à deux heures de route de Lyon… banco ! La finition « Faded » consiste en une couche de vernis plus fine que sur les autres modèles. Le résultat est que la table serait a priori plus fragile et donc propice aux rayures , mais on voit mieux les veinures du bois, et c’est exactement ce que je voulais. Enfin pour clore le tout, il s’agit d’une caisse pleine, et non pas « chambered » comme ça a été le cas à partir des fabrications de 2006.


Le numéro de série indique que la guitare a été fabriquée le 12 septembre 2005.
► Plus d’explications concernant les numéros de série sur le site ![]()
Seuls deux petits détails pouvaient être gênants à mon gout, mais heureusement minimes, et surtout modifiables : le micro manche a été changé par un P90 (mais au format Humbucker) et les mécaniques originales « tulipes » en os remplacées par des Grover. J’aurai tout le loisir de remédier à ces deux légers « défauts », d’autant que le vendeur m’a justement défalqué plus que le montant d’un Humbucker 57 du prix initial de son annonce. Et pour parachever le tout, j’ai commandé un autocollant « Gibson » pour l’apposer sur l’étui de marque Gator, qui a pris la place de l’original, trop usé.




Je me retrouve donc avec une Les Paul Standard de 20 ans d’âge, très légèrement usée par endroits, avec la teinte iconique des modèles qu’on connait et qui fait penser aux grands millésimes des années 1958 et 1959, mais avec un manche fin comme dans les sixties. La parfaite combinaison que je recherchais !






Vidéos
Quoi de plus jouissif que de brancher une Les Paul dans un Marshall ?… Le combo ultime des aficionados de six cordes ! Comme d’habitude, rien de bien préparé, juste le test des différentes sonorités, avec réglages en direct : micros, volume et tonalité sur la guitare, canal, gain, volume et égalisation sur l’ampli.
Et puis pour se faire plaisir, une petite impro sur la grille de Purple Rain (sauf que je me suis gourré, j’ai doublé l’accord de Sib) en utilisant le pedalboard d’intérieur avec le Digitech Trio+ Band Creator, le Vox Amplug ‘Blues’ et le boitier GPA-100 de Harley Benton. C’est du « One Take » avec création de la boucle et ajustements audio en live !
Voilà… une neuvième guitare (dix si on compte le Charango) venue compléter ma collection déjà bien fournie… Le rack va finir pas être totalement rempli. Plus vraiment de place, à moins de serrer encore un peu… non, soyons raisonnable… Ou pas ! 😁😜🤪






Pour l’instant, on ne songe pas encore à la suivante (SG, Telecaster ?… Arf, le choix est difficile !😁😂). En attendant, cette Les Paul aura toute sa place dans le répertoire très rock/hard-rock de Zebra. Et j’espère bien la jouer sur scène très prochainement. Stay tuned !
© Jean-François Convert – Octobre 2026
Merci à Catherine pour les vidéos et la photo !











Je vois pas de Télé dans le rack! ç amanque!
je suis bien d’accord 🙂
je compte bien remédier à cette erreur un jour !