Paul Personne reprend Bashung une 2ème fois

Après l’avoir déjà intégré dans son album Dédicaces en 2023, Paul Personne réadapte à nouveau ‘Vertige de l’amour‘ pour le disque ‘C’est la faute à Bashung‘ qui sort le 6 novembre.

L’exercice de la reprise musicale est souvent périlleux. Si on s’éloigne trop de l’original, certains vont louer la réappropriation tandis que d’autres vont crier au sacrilège, et si on est trop proche on peut se poser la question de l’intérêt de la reprise. Je sais que les versions des chansons de Bashung à paraitre le 6 novembre prochain dans l’album C’est la faute à Bashung sont loin de faire l’unanimité, notamment chez les fans. Pour ma part je les aime bien, sans doute parce que j’ai très peu écouté Bashung, je l’avoue. Et sans vouloir défendre à tout prix le projet, il faut tout de même rappeler qu’il est à l’initiative de Boris Bergman, collaborateur de longue date de Bashung.

Depuis maintenant un peu plus d’un mois, un nouveau single est dévoilé chaque vendredi. Avant-hier, c’est la reprise de Vertige de l’amour par Paul Personne qui a été mise en ligne. Une fois de plus, la chanson est radicalement transformée musicalement, ici dans un esprit très big band avec cuivres tonitruants et shuffle ternaire appuyé. La voix rauque de Paul Personne s’adapte parfaitement à ce style entre blues et jazz. La pochette du single le montre avec une Les Paul turquoise, coloris inhabituel chez le guitariste qui a plus souvent opté pour une finition classique Cherry Sunburst… tout comme celle de mon achat récent.

Paul Personne n’en est pas à son coup d’essai pour une reprise de cette chanson. Il l’avait déjà intégrée dans son double album Dédicaces (My spéciales personnelles covers) en 2023, que j’avais cité dans une sélection blues pour franceinfo. Cette adaptation était plus proche de l’original, en tout cas par le rythme binaire, mais le chanteur-guitariste y avait quand même insufflé sa patte bluesy inimitable. D’un point de vue personnel, je préfère cette version qui est à la fois plus fidèle et en même temps bien réappropriée par Paul Personne. C’est à mon goût le parfait dosage dans le périlleux exercice dont je parlais au début.

Mais ne boudons pas notre plaisir, cette nouvelle reprise est également pleine de charme. Et si les puristes font la moue, on peut aussi se dire que ce disque permettra aux nouvelles générations de (re)découvrir le répertoire d’Alain Bashung. Rendez-vous chaque prochain vendredi jusqu’au 6 novembre pour qu’un nouvel extrait soit dévoilé. Les cinq précédents sont disponibles sur mon post du 25 septembre.

© Jean-François Convert – Octobre 2026

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