Gravity Boots synthétise plusieurs styles dans ‘Last Trip’

Du prog, du classic-rock, du funk et même du blues. Gravity Boots a sorti son premier EP ‘Last Trip’ en juillet dernier, mais il est toujours temps de le découvrir.

Avec ses 6 titres, Last Trip de Gravity Boots explore plusieurs couleurs musicales.

1. Rock Boots

ça commence avec un hymne à l’esprit bien rock qui envoie balader toutes les choses futiles en ce bas monde pour ne garder que l’essentiel : les Rock Boots. Pour accompagner les paroles irrévérencieuses, la musique alterne couplets et refrains bien pêchus avec des ponts à l’ambiance plus atmosphérique. Le clip opte clairement pour une esthétique mi-dessin-animé mi-stop-motion, qui colle bien avec l’esprit iconoclaste du morceau :

2. Last trip

Vient ensuite le morceau-titre du EP, Last trip, au son très planant, qui évoque immédiatement Pink Floyd. D’ailleurs, le morceau a des faux airs de Breathe, dans certains enchainements d’accords ainsi que les harmonies vocales. Ambiance aérienne, et même carrément spatiale, à l’instar du clip, qui mêle design de jeux vidéo, et visions célestes à la 2001, L’Odyssée de l’espace. Un clin d’œil au lien mystérieux entre les Floyd et Kubrick… ?

3. Hippie Morning

Changement de style avec Hippie Morning et son riff funky à la John Frusciante. L’ensemble du morceau sonne d’ailleurs très Red Hot Chili Peppers, autre influence assumée de Gravity Boots. le clip vidéo semble illustrer les paroles relatant les matins difficiles :

4. Forget that

Et le groupe prouve qu’il ne s’enferme pas dans un style. Outre la pop, le prog ou le funk-rock, Gravity Boots sait aussi implanter un décor qui sent le soleil brûlant, et les plaines arides. Forget that nous emmène peut-être sur un autre planète, mais qui en tout cas a des points communs avec l’Arizona, le Texas ou le désert de Mojave. Un riff lancinant joué sur lapsteel qui évoque des paysages très « deepsouth delta », mais qui sait, peut-être un delta situé sur mars… comme celui où jouait Jimi Hendrix.

5. Last men

Sur Last men, l’atmosphère se fait plus légère. Autour d’un riff stonien en diable, les « derniers hommes » se filment avec autodérision en compilant les éléments devenus malgré eux symboles de l’année 2020 : des images de Paris désert pendant le confinement, des masques et visières anti-virus, du gel hydroalcoolique, et… les rouleaux de papier hygiéniques, indispensables à notre quotidien cloitré entre 4 murs. Même le batteur semble être en télétravail, avec les mômes à la maison qui ne manquent pas de venir faire un coucou à la caméra !

6. The explorer

L’album se clôt sur une ambiance similaire à celle du morceau-titre : du space-rock très floydien avec arpèges planants et solo puissant, d’abord éthéré puis torturé. The explorer offre un beau final digne des meilleurs morceaux de prog-rock. juste ce qu’il faut d’emphase et de lyrisme pour terminer en beauté.

Retrouvez Last trip sur toutes les plateformes digitales, et en attendant de pouvoir retourner les voir sur scène, suivez les infos de Gravity Boots sur les réseaux sociaux :

© Jean-François Convert – Mars 2021

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1 commentaire sur “Gravity Boots synthétise plusieurs styles dans ‘Last Trip’

  1. Vraiment sympa ces clips !

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