Fred Chapellier sort un Live avant un concert au New Morning

‘Live in Paris’ sort ce vendredi 15 mars, et trois jours plus tard, lundi 18, Fred Chapellier sera sur la scène du New Morning.

Le blues se vit sur scène, et c’est tout naturellement que Fred Chapellier a régulièrement privilégié les albums en live au cours de sa carrière, que ce soit pour reprendre Peter Green, ou pour célébrer « 25 ans sur les routes ». Ce nouveau Live in Paris qui sort vendredi chez DixieFrog fait la part belle au dernier album Straight to the Point, pour lequel j’avais eu le plaisir d’interviewer le bluesman français. Ce concert a été enregistré sur la scène du Jazz Club Etoile, en un seul soir :

Ce live n’aurait pas pu être plus naturel et détendu car ce soir-là, je n’ai dit à aucun de mes musiciens qu’on enregistrait. » explique Fred Chapellier. « J’aime faire ce genre de choses pour éviter le stress de la lumière rouge qui veut dire « recording » et qui ajoute toujours une pression inutile. Tout le monde était très détendu et je le ressens sur cet album qui est très instinctif et en one shot. Définitivement mon enregistrement live le plus naturel et spontané. »

« Avoir les cuivres sur ce disque apporte énormément à mon sens. J’en suis très fier. » précise-t-il. En effet, ils sont bien présents tout au long du set, et on retient un fabuleux question-réponse entre saxo et guitare sur l’instrumental Racing with the Cops.

Il ajoute : Ma propre musique est, et restera toujours ma priorité mais j’aime continuer à reprendre des titres de mes principales influences que sont Roy Buchanan et Peter Green. J’ajouterai que ces deux monstres sacrés, à mes yeux en tout cas, n’ont jamais eu la reconnaissance à la hauteur de leurs talents, donc raison de plus de continuer à les interpréter. C’est le cas dans cet album avec Rodney’s Song, If You Be My Baby ou encore Love That Burns”.

On ressent effectivement cette influence de Roy Buchanan dans par exemple la reprise de Love That Burns (de Peter Green) mais aussi dans Tend to it Blues avec ses notes étirées à l’extrême et son effet violon faisant pleurer la guitare. On entend aussi, entre autres, le style d’Albert King sur Don’t Take Me For A Loser, un titre dont la version studio était disponible uniquement sous forme de NFT.

Et pour clore le concert, Fred Chapellier rend hommage à un autre de ses héros : Gary Moore. Cette version de Gary’s gone bénéficie d’une très belle intro par l’autre guitariste, Jérémie Tepper :

Un double album plein d’énergie et de feeling. A savourer avant d’aller voir et écouter Fred Chapellier en concert au New Morning lundi 18 mars. Retrouvez toutes les infos sur son site et les réseaux sociaux :

© Jean-François Convert – Mars 2024

Étiqueté ,

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error

Suivez ce blog sur les réseaux