‘Plunge’ de Sam Evian, un petit bijou de pop groovy

Sam Evian sort son quatrième album ‘Plunge’ le 22 mars. Des mélodies pop parfaites sur des rythmiques au groove imparable.

© CJ Harvey

Sam Evian est originaire de New York. Mais il a fui la grosse pomme et s’est installé avec sa compagne Hannah Cohen dans les montagnes Catskills. La vie rurale lui inspire des textes où il nous parle de son pays fracturé entre racisme, violence, lutte des classes. Anciennement leader des Celestial Shore, il a tenté l’aventure en solo en 2016. avec un album éponyme. Après You, Forever en 2017 et Time To Melt en 2021, il revient en sortant Plunge ce mois de mars.

Ce nouvel opus au son vintage s’ouvre sur Wild Days (« jours sauvages ») qui célèbre la vie bucolique comme on peut le voir dans le clip. Le bâtiment ayant servi de studio pour l’enregistrement pourrait presque faire penser à la « maison rose » où The Band avait accouché de son premier disque Music from the Big Pink. Il faut dire qu’en plus c’était justement dans la même région, au nord de New York.

En troisième position dans la tracklist, le suave et très beau Rollin’In donne lui aussi une vision idyllique de la vie en pleine nature, comme pour prolonger l’atmosphère champêtre de Wild Days. Chapeau de cowboy et chemise à carreau, pour des balades à cheval ou en barque, Sam Evian semble prendre Neil Young comme modèle. Mais musicalement, ce sont d’autres horizons qui se dessinent…

En effet, tout au long de ces 9 titres, difficile de ne pas penser aux Beatles. La voix, les chœurs, les guitares, tout concourt à une ambiance typique Fab Four. Runaway avec sa progression d’accords surprenante sonne plus Lennonien que jamais, tandis que que le délicieux Jacket et le dynamique Another Way semblent provenir des archives de Paul McCartney. Et il y a fort à parier que Macca n’aurait pas renié ces lignes de basse proéminentes !

Mais c’est aussi une rythmique qui porte en elle un groove imparable, sur plusieurs morceaux, et particulièrement sur Freakz qui lorgne vers le funk. Alors que Why Does It Take So Long et Wind Blows insufflent une couleur rock, l’album se referme sur une ballade elle aussi trsè Beatlesienne, mais avec des accents country par le son caractéristique de la Pedal Steel.

Les 9 chansons de Plunge distillent une musique qui navigue entre pop gracieuse et soul psychédélique. Bien qu’américain, Sam Evian sonne souvent plus proche des ambiances britanniques des sixties et seventies. Alors qu’il s’est produit sur la scène du Badaboum à Paris le 29 février dernier, on espère qu’il reviendra bientôt en Europe.

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© Jean-François Convert – Mars 2024

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