Il y a 50 ans, Brian Jones était retrouvé noyé dans sa piscine

« L’ange Blond », fondateur du groupe les Rolling Stones (et leader à ses débuts), venait d’être évincé par le tandem Jagger-Richards, quelques jours auparavant.

Brian Jones en 1965 © Wikimedia Commons

Plusieurs théories ont circulé autour de cette mort, dont les circonstances restent, encore aujourd’hui, pas totalement limpides.
Quoi qu’il en soit, après Robert Johnson en 1938, Jones entamait, en cette fin des sixties, la triste série du « club des 27 ». Parmi les plus célèbres : Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison. Et plus tard : Kurt Cobain, Amy Winehouse.
Moins connus : Alan Wilson (Canned Heat), Ron « Pigpen » McKernan (Grateful Dead), Dave Alexander (The Stooges), Pete Ham (Badfinger)…
liste malheureusement non exhaustive…

Brian Jones était un grand fan de blues et a contribué à rendre hommage aux bluesmen durant le British blues boom du début des années soixante. Lors de cette émission « Shindig » en 1965, il coupe littéralement la parole au présentateur en lui demandant de la fermer (!) afin que le public puisse savourer pleinement la prestation de Howlin’ Wolf :

Également multi-instrumentiste et arrangeur de génie, il avait entrainé les Stones vers des contrées plus pop et psychédéliques. En plus de la guitare et l’harmonica, il jouait du sitar, du dulcimer, des percussions…et même du saxophone sur le titre des Beatles You know my name :

Son dernier grand moment musical reste sans aucun doute sa partie de slide dans No Expectations :

Ce morceau figure sur Beggars Banquet en 1968.

Juste avant sa mort il avait été remplacé au sein des Rolling Stones par le jeune Mick Taylor.

Un demi-siècle déjà que le plus grand groupe de rock du monde perdait son fondateur. Il est devenu un musicien mythique pour l’éternité…

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