Il y a 5 ans, Neil Young jouait à Lyon

Le 15 juin 2016, Neil Young accompagné de Promise of the Real se produisait su la scène de la Halle Tony Garnier.

Un concert fleuve

Juin 2016. Pour fêter les 40 ans du petit frère, on s’offre un concert. Après celui de Paul Personne et ZZ Top 5 ans auparavant pour ma quarantaine à moi, cette fois-ci on va voir le Loner. Forcément avec une telle légende à l’affiche, l’attente est grande. mais on ne sera pas déçu : 3h20 de concert ! Seul petit bémol : je n’entendrais pas mes deux morceaux préférés de Neil Young : Birds et Harvest moon. Mais ne boudons pas notre plaisir, nous avons quand même droit à une setlist en or qui déroule les hits de plusieurs décennies. Une setlist qui se divise en 3 parties :

  1. Un set acoustique avec Neil Young seul, au piano, à la guitare et harmonica, ou à l’harmonium pour 5 morceaux, parmi ses plus connus : After the Goldush et Heart of Gold pour débuter le concert, ça pose toute de suite les bases !
  2. L’entrée du groupe Promise Of The Real pour une série de chansons en mode mi-acoustique mi-électrique, avec Neil à la Gretsch White Falcon ou au piano. Entre autres : Out on the Weekend, Someday, Words, Western hero…. c’est la partie qu’on pourrait qualifier de ʺfolk-rockʺ.
  3. Enfin, le volume monte d’un cran. Le Loner se saisit de sa Les Paul ʺOl’ blackʺ pour faire pêter les watts et rugir le larsen. La majeure partie des morceaux est des années 80 et 90, période Crazy Horse post Rust never sleeps (hormis un titre de On the beach). C’est ce qu’on pourrait appeler la séquence ʺgrungeʺ du show. Et le rappel nous offre l’incontournable Cortez the killer, morceau épique s’il en est.

La Setlist

  1. After the Gold Rush (Neil solo on piano)
  2. Heart of Gold (Neil solo on acoustic guitar & harmonica)
  3. Comes a Time (Neil solo on acoustic guitar & harmonica)
  4. The Needle and the Damage Done (Neil solo on acoustic guitar)
  5. Mother Earth (Natural Anthem) (Neil solo on pump organ & harmonica)
  6. Out on the Weekend
  7. From Hank to Hendrix
  8. Western Hero
  9. Here We Are in the Years
  10. Someday (Neil on piano)
  11. Alabama
  12. Winterlong
  13. Like an Inca
  14. Words (Between the Lines of Age)
  15. Love to Burn
  16. Revolution Blues
  17. Mansion on the Hill
  18. Country Home
  19. Seed Justice
  20. Monsanto Years
  21. After the Garden
  22. Wolf Moon
  23. Love and Only Love

Rappel : Cortez the Killer

Un jeune groupe pour l’héritage

Pour la première fois depuis longtemps, Neil Young n’est accompagné ni de Crazy Horse, ni des Stray Gators, ni de ceux qui avaient enregistré avec lui dans les années 90 et 2000. Le groupe Promise of the Real est constitué de jeunes musiciens qui viennent de produire avec le Loner The Monsanto Years (en 2015). C’est le premier opus de Neil Young enregistré avec ce groupe, mais c’est leur troisième album en studio. Ils ne sont donc pas complètement novices, et on sent leur envie de jouer et leur solide expérience.

Octobre 2016 © Raph_PH source : Flickr

Aux guitares, les deux frères Nelson, fils du célèbre Willie. D’un côté Lukas, chapeau et chemise à carreau, Stratocaster pêchue mais cristalline, et style plutôt country-rock. De l’autre, Micah, jean troué et Docs Marteen, Les Paul hargneuse et ampli au son gras, dans un style plutôt grunge. Les deux facettes de Neil Young ainsi transmises aux deux guitaristes qui semblent absorber l’héritage musical du Loner.

Depuis, Promise of the Real, mené par Lukas, a sorti un très bel album en 2019 : Turn Of The News (Build A Garden). Un mélange de Tom Petty, de Crosby, Stills & Nash, et bien sûr du Neil Young côté country-rock. Le Loner vient d’ailleurs jouer de l’orgue sur un morceau, de même que le papa Willie qui vient accompagner ses fistons.

ʺL’album de la maturitéʺ comme on dit souvent pour le troisième opus. Une maturité sans doute acquise au cours de cette tournée 2016 avec Neil Young. Difficile de rêver meilleur parrain musical. Quand déjà on est la progéniture de Willie Nelson, jouer avec le Loner en personne ne gâche rien à l’affaire. Et Neil Young semblait prendre un réel plaisir à se faire challenger par ces jeunes. Tenir un concert de plus de 3h à près de 71 ans, il fallait le faire !

On est ressorti un peu béat, avec des étoiles plein la tête, et la sensation d’avoir vu et entendu une légende vivante, et en même temps en toute simplicité. C’était il y a déjà 5 ans. Qui sait, peut-être aurons la chance de le revoir ? See you soon Neil…

© Denys Legros

© Jean-François Convert – Juin 2021

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