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One Rusty Band, Robert Connely Farr, Paco Duke, et Dirty Bootz : 4 albums qui transpirent le blues

Toute la musique que j’aime, elle vient de là, elle vient du blues

La chanson de Johnny résonne encore et toujours dans nos oreilles, et régulièrement, les multiples sorties d’albums de blues et apparenté nous rappellent l’influence majeure de ce genre sur toutes les musiques actuelles. Quatre exemples parmi tant d’autres.

One Rusty BandVoodoo Queen – 2019

Avec son intro, Voodoo Queen rend hommage aux Béruriers Noirs, ce qui représente beaucoup pour ce duo en total DIY, un esprit punk dans une musique blues rock affirmée. Greg aux manettes se charge en même temps de chanter, de jouer de la guitare, de l’harmonica et de la batterie aux pieds. Léa, quant à elle, assure la rythmique, que ce soit à la washboard ou aux claquettes, et surtout à la danse et aux acrobaties enflammées ! Car le One Rusty Band est aussi un spectacle visuel explosif hors du temps. Le duo en met plein la vue et les oreilles !

La musique de One Rusty Band surfe entre le blues des 50s et le rock’n roll 70s. Le mélange d’instruments atypiques tels qu’une guitare cigar box et un micro téléphone pour le chant, crée ce son dirty blues rock si particulier.

Voodoo Queen est une aventure du début à la fin, une comédie musicale de 53 minutes qui se vit d’une traite, passionnément à travers les Etats-Unis, des bayous de Louisiane aux déserts du grand Ouest en suivant la Reine Vaudou. Un trip vaudou intégral, «I’ll Follow the Voodoo Queen, next to the Mississippi, I follow the Voodoo Queen, she shows me this tree, I make a voodoo puppet, and I make a voodoo church, I pray the Voodoo Queen,and i give her my gold peak»

Le morceau instrumental Spanish Desert vous précipitera dans un univers Tarantinesque, dans un road trip latino effréné. Et d’enchaîner avec I’m Lost qui poursuivra l’aventure en déperdition dans le désert «But i’m happy, cause I’ve nothing to lose, Yes I’m happy, cause I need nothing.» Le personnage principal, un white trash marginal, est libre dans sa poursuite, en anarchiste, sans argent, dans son camion, mais heureux dans ses bottes (White Trash Blues). Son aventure s’achève sur la Road 88, «Everything is easy, on the road 88, The sky is crying, the sky is burning, And I feel so free, on the road 88». Une aventure au Blues libertaire total.

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Robert Connely FarrDirty south blues – 2018

Robert Connely Farr est un chanteur-songwriter résidant actuellement à Vancouver. Il est né en Alabama et a grandi dans la petite ville du sud de Bolton au Mississippi. Cette ville a vu naître les blesmen légendaires Charley Patton et Mississippi Cheiks. Connely est le leader de Mississippi Live & the Dirty Dirty, groupe de Country-Southern-Rock à Vancouver, qui a déjà sorti 3 albums et un EP.

En 2017, il rencontre l’icone du blues Jimmy “Duck” Holmes, à Bentonia au Mississippi, pas très loin d’où il a lui même grandi. Jimmy a alors commencé à initier Robert au blues dans le style de Bentonia, un style qu’il a lui-même appris directement d’Henry Stuckey, ce dernier l’ayant aussi transmis à Skip James et  Jack Owens, autres grandes figures du blues.

Robert Connely Farr & Jimmy “Duck” Holmes - Image by RD Cane
Robert Connely Farr & Jimmy “Duck” Holmes – © RD Cane

Début 2018, Robert Connely a travaillé avec le producteur canadien Leeroy Stagger pour enregistrer cet album Dirty South blues, composé des morceaux écrits durant son tutorat passé avec Holmes. Le disque sort en octobre de la même année.

10 chansons, dont 8 écrites par Connely Farr, 1 reprise du classique Hard Time Killin Floor Blues de Skip James, et 1 écrite par Holmes à la fin des années 70 : Just Jive

Des chansons comme Magnolia ou le morceau-titre Dirty South Blues retranscrivent la démarche de Farr de réconcilier et à la fois remettre en question certains des éléments plus controversés du Sud, tels que le drapeau confédéré et des zones de racisme encore répandues. Et l’album se clôt sur ce brûlant Hey Mr. Devil :

Un disque acclamé dans la presse blues américaine et canadienne, pas encore suffisamment connu chez nous, mais qui mérite pourtant un succès qu’on lui souhaite à venir

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Paco DukeOnly Dreams Come True – 14 février

Après avoir officié à la six-cordes au sein du Bleus Power Band, groupe de référence de la scène Blues Rock française pendant 20 ans (600 concerts, 5 albums, des tournées aux USA, Chine et Canada), Pascal « Paco » Guegan se lance en solo avec ce projet Paco Duke.

Toutes les compositions sont signées du chanteur-guitariste, accompagné par Nicolas Paullin, bassiste et choriste du Blues Power Band, et rejoint par deux musiciens du soul-band Elise & the Sugarsweets : Olivier Raymond à la guitare et aux chœurs, et Olivier Ferrié à la batterie

La couleur blues est omniprésente, plus ou moins marquée sur chacun des titres. Ici point de bavardage héroïque : les guitares sont au service de compositions soignées. Les influences, évidentes, comme Johnny Winter ou plus subtiles comme Albert King, Ritchie Blackmore ou Jimmy Page sont à chercher du côté des seventies.

Après avoir assuré la première partie de Red beans & Pepper Sauce le 30 janvier à la Boule Noire, Paco Duke devait normalement se produire le 3 avril au Triton, date bien évidemment annulée. Mais ce n’est que partie remise.

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Dirty BootzBroken Toy – 31 janvier

Comment revigorer le blues ? En lui donnant un grand coup de dépoussiérage pour revenir à sa bestialité originelle. C’est ce que propose Dirty Bootz avec son premier album Broken Toy. Un blues rugueux et moderne qui lorgne parfois vers le grunge.

A l’origine, Dirty Bootz était le projet de Geoffray Aznar, très influencé à la fois par le punk et le grunge, et les grands noms du blues. Il cite pèle-mêle Skip James, Son House, Mississipi fred Mc Dowell, et aussi bien Neil Young, Seasick Steve ou Elliott Smith.

La rencontre en 2017 avec le batteur Samuel Deveauchelle amène à ce duo voix/guitare-batterie dans la lignée des White Stripes, Black Keys, ou Inspector Cluzo.

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Infos via Sophie Louvet / Bruno Labati (Let it Buzz) / Yann Landry (La tête de l’artiste)

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