On a appris hier le décès de l’acteur et réalisateur américain Robert Duvall, à l’âge de 95 ans.
La plupart des hommages à Robert Duvall décédé hier citent ses rôles dans Apocalypse Now et Le Parrain. Alors oui bien sûr, il y a la fameuse réplique du militaire bravache qui ose dire « j’adore respirer l’odeur du napalm au petit matin » ou qui canarde femmes et enfants au son d’envolées épiques wagneriennes, et l’avocat de la famille Corleone qui conseille Marlon Brando et ses sbires comment perpétuer des activités mafieuses en contournant la légalité.
Mais ce serait oublier une filmographie foisonnante et impressionnante. Dans les films que j’ai vus, je me souviens de entre autres (liste non exhaustive bien évidemment) : La Poursuite impitoyable (The Chase) d’Arthur Penn avec encore Marlon Brando, Cent Dollars pour un shérif (True Grit) d’Henry Hathaway avec John Wayne, MASH de Robert Altman, Joe Kidd de John Sturges avec Clint Eastwood, Sherlock Holmes attaque l’Orient Express (The Seven-Per-Cent Solution) de Herbert Ross où il joue le Dr Watson, A Shot at Glory de Michael Corrente avec une B.O. signée Mark Knopfler, Open Range de Kevin Costner où là aussi il sort une réplique qui fait mouche : « c’est une belle journée pour régler ses comptes ».
On pourrait citer moult autres long-métrages, notamment ceux qu’il a réalisés et écrits tels Le Prédicateur ou Wild Horses. Mais rien à faire, la postérité retiendra de Robert Duvall un lieutenant Colonel cynique sur fond de Chevauchée des Walkyries ou un avocat véreux défendant le patriarche mafioso le plus célèbre de l’histoire du cinéma.
RIP Robert. Plutôt que le souvenir de l’odeur du souffre et du napalm, j’espère qu’hier était une belle journée pour régler tes comptes.
© Jean-François Convert – Février 2026






