Visite du site du Hellfest à Clisson

En vacances à Nantes, je suis allé visiter le site du célèbre festival de Metal, ouvert gratuitement au public toute l’année.

Je n’écoute pas trop de metal… je me suis arrêté au hard-rock classique (Led Zeppelin, Deep Purple, AC/DC…). Mais bon, étant en vacances dans la région, c’était l’occasion de visiter le site du Hellfest, une excellente idée suggérée par l’ami Bertrand.

Je suis donc allé voir le temple français du heavy metal… avec ma casquette de Dire Straits ! 😅

oui hé ho, mon couvre-chef est justement orné par la pochette de la compilation Money For Nothing, et quoiqu’en pensent les métalleux, le riff de ce morceau, il tue sa race ! Même Rick Beato l’a classé meilleur riff de tous les temps, alors hein c’est pas moi qui le dit.

Bref.

En arrivant sur le site, première image : l’énorme guitare qui trône sur le rond-point avant même de rentrer dans le parc du festival. Sculpture imposante, avec au dos une citation d’un morceau d’AC/DC : « it’s a long way to the top if you wanna rock’n’roll »… très bien… sauf que le modèle de la guitare est une Les Paul… alors qu’il aurait fallu une SG que diable !

Et en parlant de diable… les pointes du corps de la SG ont toujours été liées à ce fameux symbole des cornes. 🤘 Un signe qui trouve son origine bien longtemps avant le rock, comme j’en parle dans cette chronique. Forcément, on retrouve ce signe dans une des sculptures sur le site du Hellfest.

Mais c’est surtout le logo en forme de H qui est le plus présent. Tout est à l’effigie de cet emblème, même les réceptacles pour le verre ou les bouches d’égout !

Et les noms de certains plats ou boissons sur la carte du resto sont bien évidemment à l’avenant :

Les stars Ozzy et Lemmy sont représentées par d’immenses statues, tandis que d’autres musiciens décédés tels Dusty Hill (bassiste de ZZ Top) ou Ronnie James Dio complètent la galerie de portraits dans un style à mi-chemin entre vitraux et cartes de tarot. Question cartes, il y a d’ailleurs sur ce même mur un sigle qui ressemble fortement à l’As de Piques, « The Ace of Spades » que chantait Lemmy…

Tout autour, le décor mélange des structures en acier rouillé façon Mad Max II, des runes ésotériques propres au genre metal, et des symboles rock imprégnés de satanisme avec ossements et têtes de mort à foison :

Au milieu de ce décor postapocalyptique, on trouve la « gardienne des ténèbres » (une femme géante avec des cornes de bouc, un abdomen et huit pattes d’un scorpion) réalisée par la compagnie des machines de l’île de Nantes que j’ai vu l’autre jour, et de manière plus incongrue, des jeux pour enfants sont regroupés sous le titre de « Pandemonium », un nom qui m’a plutôt fait penser au morceau A Saucerful of Secret de Pink Floyd, dont le deuxième mouvement s’intitule « Syncopated Pandemonium ».

Bref, pas très metal tout ça…

Et pourtant c’était bien sur le lieu du mythique festival que je me trouvais. Un site ouvert toute l’année au public, et un événement qui a pris une envergure démentielle (ah ah 😈). En effet, cette année c’était pas moins de 160 groupes qui remplissaient la programmation, mais l’année prochaine le Hellfest en accueillera 300 ! On aperçoit déjà les travaux d’extension :

Et bien sûr, tous les billets sont déjà vendus… Alors, même si les puristes commencent à le décrier pour son orientation qui s’éloignerait de l’esprit originel, on doit reconnaitre à ce festival une réussite indéniable. Et bien que non amateur de cette musique, j’ai pris grand plaisir à visiter ce lieu devenu incontournable dans la région, et même au delà.

Enfin, pour bien terminer la journée, je suis ensuite allé visiter la jolie ville de Clisson, et dans un lieu intitulé la « Petite Maison Utopique » j’ai vu un exemplaire du vinyle Physical Graffiti de Led Zeppelin. Il n’était malheureusement plus à vendre car déjà réservé, mais c’est la première fois que tenais entre mes mains la pochette originale, avec ses fenêtres. Après le site du Hellfest, une belle façon de clore cette visite.

Comme disaient les Who « Long Live Rock » ! 🤘🔥🎸⚡️

© Jean-François Convert – Juillet 2026

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