The Wisdom et Minds Feeling au Farmer à Lyon

Retour du concert de Minds Feeling suivi de The Wisdom, ce vendredi 11 mars au Farmer sur les pentes de la Croix-Rousse à Lyon.

Deux groupes différents mais complémentaires pour une soirée au son très rock !

Un lieu très sympathique

Première soirée au Farmer pour ma part. Situé sur les pentes de la colline de la Croix-Rousse à Lyon, le bar est aussi salle de concert et accueille tous les styles musicaux. Ambiance décontractée et conviviale, tutoiement de rigueur, et déco savoureuse. Des affiches de concerts, des cranes de bêtes à cornes qui nous donneraient presque l’impression d’être au Texas ou en Arizona, et les restes d’une fresque sur un mur qui sans doute ne date pas d’hier…

Seul petit bémol : l’éclairage trop faible de la scène qui limite beaucoup l’exposition des prises de vues. C’est pourquoi j’ai dû booster la luminosité sur le traitement des images afin d’arriver à voir un peu les musicien·ne·s !

Minds Feeling : mélange rock et electro

Pour avoir jammé plusieurs fois au G-Restaurant, je connaissais déjà deux des membres du groupe Minds Feeling : le chanteur guitariste Guillaume Aubert, et la choriste-bassiste-saxophoniste Sarah Monternier. Mais avant-hier, je les entendais avec leur formation pour la première fois.

Quand on voit parmi les instruments une guitare Red Special (le modèle unique de Brian May dont on peut admirer également une réplique au magasin Guitare On Line à Lyon) et une Danelectro DC (chère à Jimmy Page ou Mark Knopfler), un Saxo, et un clavier-basse (façon Ray Manzarek) on pourrait s’attendre à du classic-rock vintage…

Une réplique de la Red Special, guitare de Brian May, dans la vitrine du magasin Guitare On Line

Mais il n’en est rien, la musique de Minds Feeling sonne indubitablement moderne, en mêlant une sorte d’énergie punk et parfois quelques sonorités électro.

Et le dernier morceau voit apparaitre une mythique basse Gibson Thunderbird. Si sa taille imposante est en phase avec les paroles (« I would like to be a giant ») le son qui en sort est lui littéralement en phase avec le style du groupe, puisque l’instrument est branché dans un phaser !

Une idée originale qui représente bien la démarche du groupe : ne pas s’imposer de barrières et tester des configurations inédites (le saxo peut lui aussi passer à travers des effets), tant que le son est là. Et on confirme : ça sonne !

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The Wisdom : un power trio inventif

Même chose pour The Wisdom : je connaissais déjà deux des musiciens, le chanteur-guitariste et le batteur, tout simplement pour avoir eu l’occasion de jamsmer avec eux au Sirius.

Je savais que Maxime Pambrun était fan de Jimi Hendrix. Lors de soirées au Sirius nous avions eu l’occasion de jouer Foxy lady ou Hey Joe, et je l’avais entendu reprendre All along the watchtower, Little wing ou Red house. Son choix de guitares (Stratocasters à grosses têtes, parfois modèles pour gaucher, SG custom), ses tenues de scène, son jeu en concert, même jusqu’à l’esthétique du logo du groupe, tout affiche une admiration pour le divin gaucher.

Mais ce vendredi au Farmer, j’ai découvert des compositions originales, et un power trio qui ne fait pas dans l’imitation.

Une démarche qui m’a rappelé celle des Fat Bottomed boys avec Queen : jouer une musique qui fait instantanément penser à son modèle, mais sans verser dans le tribute band. Plutôt une forme d’hommage pleinement assumé.

Alors oui bien sûr, impossible de ne pas ressentir des similitudes avec l’auteur de Purple Haze. Le riff de Wild baby évoque instantanément celui de Dolly Dagger, le titre Astro boy, même s’il fait référence au personnage de manga, rappelle celui d’Astro man, et plusieurs soli et suites d’accords sonnent forcément familières à qui connait la discographie de Jimi Hendrix, sans parler des sonorités entre Fuzz face (réplique du modèle rouge Dallas Arbiter) et Wah-Wah (signature Hendrix bien sûr) ou du jeu avec les dents au détour d’un solo.

Mais on part aussi dans des couleurs plus funk et des rythmiques au groove imparable. La batterie offre un son plus moderne et plus puissant que les roulements de caisse claire de Mitch Mitchell ou la frappe soul de Buddy Miles. Quant à la basse, elle a même l’honneur d’un solo dans un esprit jazz-rock, bien loin du jeu monolithique de Noel Redding et Billy Cox.

Et si Jimi aimait citer musicalement Stranger in the night dans son solo de Wild Thing, Maxime lui, glisse quelques phrases du thème de Morricone Le Bon, La Brute et le Truand dans le premier morceau du concert. Un concert démarré sur les chapeaux de roues, un peu à la façon de Monterey, avec du larsen en fin du premier titre pour enchainer sans temps mort, directement sur le deuxième. Une bonne interaction avec le public, et un plaisir évident de jouer.

Une seule reprise dans toute la setlist : Like a rolling stone de Bob Dylan, mais façon Hendrix bien sûr. Si la plupart des gens connaissent surtout la version du concert de Monterey, celle de The Wisdom se rapprochait plus de l’esprit de la tournée 1968, notamment le concert au Wintreland. Mais là encore, Maxime Pambrun se démarque et apporte sa touche personnelle, notamment dans la manière de chanter. Des tournures bien plus mélodiques que Jimi, et finalement une façon de s’approprier le morceau.

En résumé, une influence hendrixienne évidente, mais un style inventif et des compositions originales qui tiennent la route. Une route qu’on souhaite longue et parsemée de succès pour the Wisdom, qui vient de sortir un EP Midnight Escape.

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© Jean-François Convert – Mars 2022

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