Le blues toujours bien vivant avec Mr Hardearly

En activité depuis de nombreuses années, le bluesman français sort son cinquième opus ‘Mean blues’ le 30 avril.

Mr Hardearly sur la scène du Festiv’été, à Enghien les Bains, le 15 août 2019 © Thierry WAKX

25 ans dans la musique, depuis 13 ans sous son nom, premier album en 2008, et un nouveau prévu pour la fin du mois, « Monsieur durablement » porte bien son nom. Une longévité au service du blues. Et un parcours qui a permis à Mr Hardearly de croiser la route d’artistes renommés tels ZZ Top, Status Quo, Bernard Allison, Les Commitments, Georgia Sattelites, Van Wilks, Fred Chapellier et bien d’autres.

Cet adepte de la Strat joue un blues au son à la fois résolument moderne et ancré dans les grandes références du genre. Son dernier album, Mean Blues, qu’il présente comme le plus abouti de sa discographie, sort le 30 avril chez REBEL MUSIC / SOCADISC.

Et pour notre homme invariablement coiffé d’un couvre-chef qui évoque instantanément Stevie Ray Vaughan, ça démarre justement sur les chapeaux de roues avec l’instrumental White flag, shuffle rapide très dans l’esprit du guitariste texan, quelque part entre Rude Mood, Say what ! et Scuttle buttin’ :

On continue dans les mêmes couleurs sonores avec Stone in my shoe, mais qui bénéfice d’une touche soul grâce au saxophone de Greg Deletang. La vidéo de ce premier single est sortie à l’automne, où l’on voit les différents musiciens et techniciens mimer le chant. Bonne ambiance et plaisir évident de jouer sont au rendez-vous :

Sur les 15 titres qui composent l’album, 13 sont signés de la plume de Mr Hardearly. Les 2 autres sont une reprise acoustique et jazzy du Blue mood de T-bone Walker et une version également acoustique de When a blind man cries de Deep purple. Les thèmes abordés concernent aussi bien les addictions de toutes sortes avec Ready to fall ou Open wide, que les problèmes sanitaires et les confinements successifs dans What the hell is going on? ou Stone in my shoe, et de manière plus légère, les relations amoureuses sur Two riders ou dans le crépusculaire Mistreated.

On trouve parfois une touche funky (Tell me, Two riders, Stone in my shoe ) ou rock plus carré (Same old flow, Ready to fall, Open wide), mais le ternaire reste bien évidemment le terrain de prédilection comme par exemple sur What the hell is going on et I’m onto you :

Quant au morceau-titre, il est proposé en deux versions : acoustique et électrique. Un instrumental à la slide, joué en solo sans aucun autre instrument, hormis lors des live sessions, où la Telecaster et son bottleneck se sont vus accompagnés d’une pulsation rythmique à la grosse caisse et au maracas :

Enfin, l’album se termine sur un morceau, lui aussi instrumental en guitare solo. Une ballade soul à l’atmosphère hendrixienne qui résume bien l’esprit de la musique de Mr Hardearly : perpétuer l’histoire du blues à travers le style des grands noms qui jalonné le rock anglais et américain. Pas de doute, le blues est encore et toujours bien vivant en 2021, et les artistes français ne sont pas en reste pour y contribuer.

L’album Mean blues de Mr Hardearly sort le 30 avril chez REBEL MUSIC / SOCADISC. Vous pouvez le commander sur ce lien. Retrouvez toutes les infos, actus et prochaines dates de concert de Mr Hardearly sur son site ou sa page Facebook.

© Jean-François Convert – Avril 2021

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