VIAN par Debout sur le Zinc

En mars 2020, on fêtera le 100ème anniversaire de la naissance de Boris Vian. A cette occasion, les 6 musiciens de Debout sur le Zinc ont enregistré plusieurs de ses chansons. le disque sort aujourd’hui.

Cliquez sur la pochette pour lancer la playlist de l’album

60 ans que Boris Vian est décédé (le 23 juin 1959), et pourtant ses chansons gardent une fraîcheur indéniable. La preuve avec cet album qui sort aujourd’hui regroupant 15 chansons, dont 5 inédites, interprétées par les 6 musiciens de Debout sur le Zinc.

La première sensation qui vient lors de la première écoute est la dimension festive, au travers d’arrangements à mi-chemin entre bluegrass-western-swing et musique d’Europe Centrale. On le sait Boris Vian aimait le jazz et son côté euphorisant. On retrouve dans ce disque cette joie de vivre intensément.

5 textes de Vian ont été mis en musique par Debout sur le zinc : Il est tard, j’te veux, s’il pleuvait des larmes et 2 qui m’ont particulièrement marqué :

Je voudrais pas crever. Ce poème donne son titre à un recueil rédigé pendant la période sombre de 1951 à 1953. Vian y décrit en quoi la vie « affleure de peau ». Il sait qu’il peut perdre la vie à tout moment. Il dira à Jacques Canetti en 1954, qu’il en dépassera pas l’âge de 40 ans (ce qui sera effectivement le cas). La musique est très belle, sous la forme d’une ballade rock qui se déploie sur un magnifique crescendo, avant de terminer avec quelques notes qui semblent s’évaporer dans le vent

On fait des rêves. La couleur générale de l’album est plutôt acoustique, mais ce morceau affiche une musique plus moderne, qui prouve que les textes de Vian sont toujours très actuels :

Dans les reprises, on retient surtout Ne vous mariez pas les filles avec son rythme enlevé et ses chœurs bluegrass, il oublia d’oublier d’oublier qui surfe sur le burlesque, ou L’année à l’envers que le groupe a « calmé » par rapport à la version de Jacques Higelin.

Enfin, l’incontournable Déserteur trouve ici une saveur « portest-song », digne des Pete Seeger et Woody Guthrie. Des arrangements folk qui rapprochent Viande ses homologues outre-atlantique dans la démarche anti-militariste. A noter que le dernier vers est celui de la version que tout le monde connait, celle publiée par Mouloudji en 1954 et Vian en 1955, et non celui écrit à l’origine qui disait « que je tiendrai et une arme et que je sais tirer »

Debout sur le Zinc reprend sa tournée dès ce soir à Grand-Champ-des-Fontaines (44). Ils seront le 26 septembre au théâtre des trois Baudets, précisément là où Boris Vian interpréta pour la première fois ses premières chansons, encouragé par Jacques Canetti.

Ils ont déjà interprété Vian sur scène. Retrouvez toutes les dates de la tournée sur leur site ou leur page facebook, ainsi que leurs vidéos sur leur chaîne YouTube.

Infos via VSCOM

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