Nouvel album de l’homme aux mille guitares : Geir Sundstøl

Le 30 septembre est sorti ‘The Studio Intim Sessions Vol. 1’ le cinquième album du multi-instrumentiste norvégien Geir Sundstøl.

© Raymond Mosken

Musicien et collectionneur

Geir Sundstøl s’est fait un nom en tant que musicien de studio innovant sur des centaines d’albums norvégiens et internationaux. En 2015 est sorti Furulund, le premier album de ce maître et collectionneur d’instruments (à cordes mais pas uniquement). Langen Ro (2016), lauréat du Grammy norvégien puis Brødløs (2018), et St.Hanshaugen Steel (2021) ont suivi.

Aujourd’hui, Sundstøl se tourne vers un tout autre décor. Pour The Studio Intim Sessions Vol.1, son cinquième album, il s’est éloigné de son territoire de prédilection : le noir nordique cinématographique et les paysages sonores qui transcendent les genres. On le retrouve sur un terrain beaucoup plus ensoleillé, quelque part au sud du Kattegat.

Multi-instrumentiste

Sur ce disque, Geir Sundstøl joue un nombre impressionnant d’instruments :

National tri-cone, lap steel, basse, dulcimer, guitare Shankar, Radel drones, pedal steel, Korg Minipops 7, Korg Rythm55, harmonica, Minimoog, mandoline, celeste, cümbüs, percussions, orgue, harpe, Optigan, guitare-banjo, guitare archtop, guitare National, vibraphone à l’archet, Roland Juno 6, Arp DGX Pro, Prophet 5, Behringer RD-08, Logan string melody, marxophone, Hohner pianet, banjo, voix … !

Ce qui ne l’empêche pas d’inviter d’autres musicien-nes à venir le rejoindre :

  • Lars Horntveth : claviers, vibraphone, clarinettes, saxophone
  • Erland Dahlen : Batterie et percussions
  • Daniel Sandén Warg : violons et guimbarde
  • Audun Erlien : basse
  • Maria Due : voix
  • Nikolai Hængsle : Optigan, basse
  • Hans Hulbækmo : batterie
  • Håkon Brunborg : alto
  • Kjell Pop : mandoline
  • Gulzar Butt : harmonium, voix
  • Chimta Raja Abdul : harmonium, voix
  • Bashir Rydhem : benjo
  • Sofi Jonas : Dholak
  • Jarle Bernhoft : voix

Les chansons en détails par l’artiste

« Le nom ‘Studio Intim’ fait référence au fait qu’à nos modestes débuts, nous partagions un bâtiment avec un salon de massage plutôt douteux. Depuis 1997, nous avons enregistré des disques sous ce nom. Grâce à mon manque de talent technique et à l’acoustique limitée des salles d’enregistrement, ‘Studio Intim’ a un son propre et distinctif. Comme toujours, je joue de la pedal steel américaine et de la guitare indienne Shankar. Sur cet album, je m’occupe également de la plupart des claviers et des basses. »

Gem

Je n’ai jamais eu l’intention de faire un album de reggae, et ce n’est peut-être pas le cas. C’est plutôt un disque de raga-country reggae-beat ambiant ! ‘Gem’ c’est du Raga Reggae! 

Dogg

C’est une reprise. J’aime en inclure une sur mes albums. Cette fois, j’ai essayé d’enregistrer une version de ‘Lonely Woman’ d’Ornette Coleman. Cela n’a pas marché. J’ai écrit ‘Dogg’ à la place. La parenté peut ne pas être évidente.

Snik

C’est ici que j’ai fait mes débuts en tant que harpiste. Quand l’Opéra national a déménagé, j’ai récupéré leur grande et vieille harpe.

Jekk

En 2009, avec le musicien folk Daniel Sandén Warg, j’ai passé du temps en Inde. J’ai étudié la guitare Shankar sous la direction du Docteur Kamala Shankar, maître de cet instrument. La guitare se joue comme une guitare slide occidentale ou un dobro, mais elle a des cordes à résonance sympathique, tout comme le sitar indien et le violon norvégien Hardanger. Je l’ai utilisée sur tous mes disques. Sur ‘The Studio Intim Sessions, Vol.1’, elle est sur toutes les pistes.

C’est vide en ville

D’une durée de plus de neuf minutes, ce morceau est né dans le métro entre le Pendjab et Paris.

Whole

De tous les morceaux que j’ai fait, c’est ce qui se rapproche le plus de « musique normale ». On pourrait dire que c’est inspiré de Genesis. Plutôt vers la fin de leur discographie.

Concernant l’album dans sa globalité, Geir Sundstøl résume sa démarche artistique en ces termes :

Chaque fois que je fais de la musique, je m’efforce toujours de faire quelque chose qui me ressemble, une pure expression de soi, ma musique préférée ou, mieux encore, quelque chose que je n’ai jamais entendu auparavant. Je voulais faire un disque sans trop de réflexion ; moins de tête, plus de cœur. Cette fois, je pense avoir réussi. Le point commun de mes quatre premiers albums est qu’ils viennent de quelque part au-dessus de la taille. Ce disque, en revanche, vient d’un endroit situé en dessous de la ceinture.

Avec The Studio Intim Sessions Vol. 1, Geir Sundstøl signe un album foisonnant aux multiples influences. Presqu’entièrement instrumental (à part le titre C’est vide en ville), il fait la part belle aux talents du musicien qui nous embarque dans un voyage musical cosmopolite. Des couleurs orientales ou de l’Asie du Sud-Est croisent des atmosphères typiquement américaines, le tout avec le regard d’un artiste scandinave. Un disque enregistré l’hiver dernier qui arrive à point pour offrir une bande son au prochain.

The Studio Intim Sessions Vol. 1′ de Geir Sundstøl est sorti le 30 septembre Hubro / Differ-ant

Retrouvez toutes les infos de Geir Sundstøl sur son site officiel

© Jean-François Convert – Novembre 2022

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