Nash Albert, du rock made in Georgia

Le parrain de la scène underground russe Nash Albert sort son nouvel album ‘Yet’ le 28 Janvier 2022.

© Eugene Voenski (source : page Facebook officielle de Nash Albert)

Une figure de la scène rock russe

Nash Albert est un chanteur compositeur guitariste de Tbilisi (Capitale de la Géorgie) vivant actuellement à Moscou. Bercé par la musique traditionnelle folklorique géorgienne depuis son plus jeune âge, Nash a été initié à la musique rock introduite en contrebande par ses frères ainés.
Avec Salamandra, son 1er groupe crée à l’université, Nash partira aux USA en 1991 à la faveur de la Perestroïka de Gorbatchev. Pendant 6 années il fit l’apprentissage à la dure de la vie d’un groupe de rock entre concerts, galères et petits boulots pour joindre les deux bouts. Fort de son expérience américaine pendant laquelle il rencontra Ahmet Ertegun de Atlantic Records, Nash rentre au pays et se lance dans l’aventure Blast.

Groupe emblématique de la scène rock indé russe pendant plus de 15 ans, Blast eu son heure de gloire avec les albums Pigs Can Fly et Chrisis Of Genre produit par Martin ‘Youth’ Glover. Très bien accueilli en Angleterre, le célèbre NME lui accordera mêmes ses faveurs avec en leur décernant le titre de « The godfathers of the Russian alternative scene » qui leur ouvrit de nombreuses portes.

En 2014, Nash décide de voler de ses propres ailes avec un 1er album solo intitulé Rude Beggar (2015) produit par Ian Mc Nabb (Icicle Works) qu’il accompagnera ensuite sur la tournée de ce dernier.

De retour en studio en 2019 avec ses acolytes de Salamandra, Nash s’enferme pendant plusieurs semaines et laisse libre cours à son imagination en collaborant avec Tim Palmer (Pearl Jam, U2, Tears For Fears) qui mixe également ce nouvel album, enregistré en Georgie.

Un nouvel album sombre et lumineux à la fois

Une voix avec souvent des intonations dylaniennes (Betting on my fate, Monkey Blues), une musique qui oscille entre indie-rock ténébreux et parfois des accents à la Bowie avec des intros quasi-mystiques (Lost in Jerusalem) ou cette ballade crépusculaire Autumn rain.

Mais au milieu de ces ambiances globalement nocturnes (I won’t look back) surgit un folk-rock solaire avec par la ballade folk-jazzy épurée Marbella.

Et finalement, l’album n’apparait peut-être pas si sombre que ça. La chanson d’ouverture Kill the fear mélange les genres et brouille les pistes en passant d’une voix enfantine en intro à un punk-rock débridé, qui alterne avec un shuffle jazzy. Quant au morceau-titre, il clôt le disque dans une ambiance pop planante au lyrisme enivrant.

« Back in the USSR » chantait Macca sur l’album blanc… avec Nash Albert, c’est le rock russe qui s’invite chez nous, et il s’inscrit dans la droite lignée de ses homologues anglo-saxons.

L’album Yet de Nash Albert sort le 28 Janvier 2022

Retrouvez toute l’actualité de Nash Albert sur sa page Facebook ou son site web

Infos via Sophie Louvet

Étiqueté

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

error

Suivez ce blog sur les réseaux