Après deux EPs, le groupe anglais Westside Cowboy vient de sortir la semaine dernière son véritable premier album ‘It goes on’.

Westside Cowboy est un groupe formé à Manchester il y a à peine trois ans. Le quatuor revendique une influence allant aussi bien des débuts du rock’n’roll au Velvet Underground en passant par Lonnie Donegan et les Beatles. Le chanteur-guitariste Jimmy Bradbury se souvient avoir passé la majeure partie de l’année 2023 à écouter en boucle les cinq premières chansons d’un album d’Elvis Presley.
Après avoir sorti deux EPs This Better Be Something Great et So Much Country ‘Till We Get There, Westside Cowboy a franchi le pas du premier véritable album avec It goes on, paru vendredi dernier. 11 titres pour durée totale plutôt courte, 35 minutes.
Des chansons qui vont droit au but et ne s’embarrassent pas de complexité musicale. Un son brut de décoffrage, une énergie communicative, et un climat général qui transpire l’urgence émotionnelle propre aux débuts de tout groupe de rock. Dès le morceau d’ouverture Kick Stones (The Boys), paru en single, le ton est donné : tempo soutenu, structure harmonique basique, guitares rageuses, et harmonies vocales. La voix de la bassiste Aoife Anson O’Connell tranche avec celles masculines des deux guitaristes Jimmy Bradbury et Reuben Haycocks. Le clip illustre la chanson par des images de football, rien d’étonnant quand on sait que Manchester est une terre dévouée au sport du ballon rond :
Après un Paperchains au final extatique, le titre suivant Dobro, lui aussi sorti en single, est présenté par le groupe comme son « morceau phare ». Jimmy Bradbury assure le chant principal, accompagné des harmonies caractéristiques d’Aoife Anson O’Connell. Westside Cowboy explique : « La chanson dure un peu plus de 2 minutes mais un peu moins de 3. Une chanson dédiée peut-être à notre moi plus jeune ? À ce moment d’attente et d’isolement, dans l’espoir d’un retour. Ou alors, c’est peut-être simplement une chanson sur une guitare bizarre. Qui sait ! »
Si elles sont souvent gorgées de Fuzz (Paperchains, Worried Age, Coyote, Pin Up Boys…), les guitares savent aussi se faire cristallines comme dans les arpèges de Well Done Kid, You Did It, le très beau Big Wheels ou encore le début planant de Patchwork. La ballade Take My Leaving As I Love You opte même carrément pur l’acoustique.
Mais globalement, le son de l’album est plutôt dans un esprit rock sauvage, tout en restant mélodique. En témoigne l’autre single Pin Up Boys, deuxième titre à bénéficier d’un clip. Une vidéo qui montre un jeune groupe à la fois insouciant et prêt à conquérir le monde. C’est tout le mal qu’on souhaite à ces quatre là dont vous n’avez certainement pas fini d’entendre parler.
Westside Cowboy sera en concert à Paris au Petit Bain le 13 novembre. Suivez le groupe sur les réseaux sociaux pour ne rien rater de pleur prochaines actus :
© Jean-François Convert – Août 2026




