Grant Haua : entre blues, folk et culture Maori

L’album “Awa blues“ sort ce vendredi 19 février. Le néo-zélandais Grant Haua mélange habilement la musique américaine avec ses origines Maori.

Grant Haua par © Denys Legros

Un rugbymen qui joue du blues ce n’est pas courant ! En revanche, rien de plus naturel pour un habitant qui vit sur les terres des All Black, qui maitrise le fingerpicking à la guitare, et qui chante avec un timbre que ne renierait pas Tom Jones.

Grant Haua possède plusieurs dons et les utilise à merveille, pour raconter son histoire singulière, entre celle de sa culture Maori, les hauts sommets du rugby néo-zélandais, et une dévotion au blues sans faille.

Cela fait 10 ans que l’on me réclamait un nouvel album « solo ». Je voulais conserver le coté roots, authentique, en ajoutant quelques instruments J’ai beaucoup travaillé les chansons tout en ne me prenant pas trop pas trop au sérieux. En revanche , c’est en relisant mes textes que je me suis aperçu  qu’ils étaient le reflet de ma vie..

Grant Haua

Deux invités de marque à la guitare, avec Neal Black sur Addiction, et Fred Chapellier sur This is the place, le premier single de l’album, sorti l’an dernier. Tim Julian assure la co-production ainsi que la co-signature de plusieurs titres et joue sur tous les morceaux.

Et les notes de pochette affichent les paroles traduites en français, ce qui permet de saisir les thèmes des chansons.

Je lis beaucoup. J’aime manier les mots,  les tordre, évoquer des sujets graves comme dans Addiction , y mêler des sujets beaucoup légers ou traités avec humour comme dans Tough love mama ..

GRANT HAUA

Les influences traditionnelles d’Amérique et de Nouvelle Zélande ne versent jamais dans le vintage nostalgique. L’ensemble sonne très actuel, par exemple avec cette talk-box dans Tough love mama.

Les ambiances oscillent entre swamp blues (Got something, Devil is a woman), ballades country-folk (Addiction, My baby, Mumma’s boy, Better day, Keep on smiling, Might have been) musique maori (This is the place), groove rock (Be yourself) ou funky (Tough love mama) et même un instrumental affiché comme dans le style du classique Green onions (Can’t let it go)…

Un patchwork coloré et accueillant, car Grant Haua aime « la nourriture simple mais délicieuse » et souhaite que ses chansons soient « aussi satisfaisantes qu’un bon diner dominical fait maison ». On lui confirme : son album nous a ravi les papilles, et une fois terminé on n’a qu’une seule envie, s’en resservir une bonne part.

Mes auditeurs doivent se sentir comme chez eux , dans ma maison. Bienvenue chez moi : Kia Ora koutou.

Grant Haua
GRANT-HAUA-Awa-blues

L’album Awa Blues sort le 19 février chez Dixie Frog

Infos via Sophie Louvet / Bruno Labati

© Jean-François Convert

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2 commentaires sur “Grant Haua : entre blues, folk et culture Maori

  1. Merci beaucoup pour votre article et ce très beau dessin de Grant 🙂
    Grant Haua est une découverte incroyable pour Dixiefrog et nous sommes très fiers de pouvoir le présenter au public Européen. Nous espérons qu’il trouvera un large public car c’est un artiste exceptionnel comme on en rencontre peu dans une vie !
    L’Equipe Dixiefrog

    3
    1. avec plaisir

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