Graham Coxon sort un album inédit de 2011

‘Castle Park’ est album studio inédit de Graham Coxon, enregistré en 2011, et sorti ce vendredi 19 juin 2026.

© James Kelly

Graham Coxon est un auteur-compositeur-interprète anglais surtout connu pour avoir été guitariste de Blur dans la période de 1988 à 2002. Le groupe britannique était présenté comme le rival d’Oasis. Si les années 60 opposaient (artificiellement) les Beatles et les Stones, les années 90 mettaient en scène le duel Oasis-Blur, dans le courant qu’on a appelé la « Brit Pop des Nineties ».

Coxon quitte Blur en 2002 puis revient en 2009. Parallèlement, il entame dès 1998 une carrière solo. Dans le cadre d’une réédition complète de son catalogue (comprenant 9 albums studio et 3 bandes originales) qui s’étalera sur les 12 prochains mois, Castle Park vient de sortir vendredi dernier. Il s’agit d’un album enregistré en 2011 dans le cadre des sessions d’A+E (2012) et initialement prévu comme la suite d’A+E. Sa sortie a été reportée en raison des activités de Blur en 2012, avant que Coxon ne se consacre à d’autres projets.

Castle Park s’ouvre sur Billy Says un incontournable de longue date des concerts de Coxon – déjà bien connu des fans et désormais enfin disponible pour la première fois. D’emblée on retrouve le son typique des guitares nerveuses, la voix légèrement nasillarde, le rythme enlevé, tous les ingrédients qui nous ramènent à ces chansons estampillées Brit-Rock-Nineties, comme par exemple The La’s.

On s’attendrait à que ce style parcourt tout l’album, mais il n’en est rien. Hormis deux autres titres un peu dans la même veine (When You Find Out et There’s a Little House), le reste est plutôt surprenant, en tout cas en ce qui me concerne. Je dois avouer que je ne connaissais pas Coxon avant d’écouter ce disque, donc mon impression n’est pas représentative.

Alors que je m’attendais à entendre ce pop-rock bien marqué, je me suis retrouvé à découvrir des ambiances très différentes : une mélodie douce-amère qui sonne enfantine et se termine par un sifflement nonchalant (le deuxième single Alright), un climat presque lugubre avec chœurs envoûtants et des disgressions harmoniques au piano dissonant (Isn’t It Funny), des réminiscences westerniennes (Dripping Soul), un pastiche de slow langoureux façon old school (Forget Today), des orchestrations lyrico-classiques (l’instrumental Mélodie Pour Christine et le final All The Rage), ou encore une ballade aux accents country-folk avec une slide rugueuse (Easy, la seule chanson à bénéficier d’un réel clip).

Un album éclectique donc, qui, même s’il a été enregistré il y a 15 ans, permet à Graham Coxon de revenir sur le devant de la scène. L’artiste donnera d’ailleurs un concert exceptionnel retraçant toute sa carrière à l’O2 Forum Kentish Town de Londres le 28 novembre 2026, son premier concert avec un groupe complet depuis plus de dix ans.

© Jean-François Convert – Juin 2026

Étiqueté , , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error

Suivez ce blog sur les réseaux