Sophie Jaconelli, une chanteuse multi-styles

Hier soir pour les 20 ans de la guinguette La Baraka à Miribel-Jonage, près de Lyon, la chanteuse Sophie Jaconelli a animé la première partie de soirée en interprétant un répertoire éclectique.

Sophie Jaconelli est une artiste aux multiples facettes. Chanteuse interprète, elle excelle aussi bien dans les registres pop-soul-rock-blues-funk que dans la chanson française ou encore le cabaret. Comme on peut le voir sur son site internet, elle conjugue à la fois des animations avec reprises internationales, le duo One Heart avec Luçay Melvin, la participation à divers spectacles, l’interprétation de chansons originales en collaboration avec des auteurs compositeurs, et même un show dédié à Edith Piaf… excusez du peu !

Il se trouve que Sophie est originaire de la Loire tout comme moi, et qu’on s’était déjà croisé lors d’un bœuf à la Vache Rouge où on avait même joué ensemble. Alors hier soir, c’était l’occasion de l’entendre dans son show qu’elle maitrise à la perfection et à la mécanique bien huilée… enfin, pas tant que ça puisqu’aucune setlist n’est prévue à l’avance. La chanteuse choisit ses chansons au fur et à mesure de la soirée, en fonction des réactions du public. « Pendant que je chante, je réfléchis à quel morceau je vais faire ensuite » explique-t-elle. C’est vraiment du sans filet !

Ce qui frappe c’est l’aisance avec laquelle elle passe tout naturellement d’un style à un autre. Les balances nous avaient déjà donné un aperçu avec les classiques Baby Can I Hold You et (Sittin’ on) The Dock of the Bay, deux morceaux que je reprends avec Alaia, ou encore Killing Me Softly With His Song et Uptown Funk. Mais les deux sets ont davantage élargi le registre.

Le premier d’abord avec une ambiance cool pour accompagner la fin de journée, le soleil couchant, et l’arrivée des convives à ce 20ème anniversaire de la Baraka, une guinguette située dans le parc de Miribel-Jonage, au nord-est de Lyon. Un anniversaire placé sous le signe de la chaleur car hier sur l’agglomération lyonnaise il faisait 40 degrés au bas mot !

extraits de Englishman in New York, I Just Called to Say I Love You, Wicked game, Back to black

Sophie a enchainé classique sur classique : Just a Friend of Mine de Vaya Con Dios, It’s a Hearthache de Bonnie Tyler (que j’ai joué récemment à la Vache Rouge), Bette Davis Eyes de Kim Carnes, Englishman in New York de Sting, I Just Called to Say I Love You de Stevie Wonder, I Try de Macy Gray, Wicked game de Chris Isaak (que je reprends avec Alaia), Back to black d’Amy Winehouse (joué moult fois en jams), Killing Me Softly With His Song des Fugees, Baby Can I Hold You de Tracy Chapman, Roxane de Police mais version piano-voix, et la fin en beauté avec Human nature, mon morceau préféré de Michael Jackson.

Le deuxième set invitait le public à investir la piste de danse. Après un début roots avec Sweet Home Chicago (où à la fin Sophie chante le thème des cuivres façon Blues Brothers), place aux rythmes funk endiablés (Uptown Funk de Bruno Mars) ou hymnes disco (September et Boogie Wonderland de Earth, Wind & Fire) et tubes de dance flloor (Free from Desire de Gala, Sweet Dreams d’Eurythmics version remix, The Rythm of the Night de Corona, Waka Waka (This Time for Africa) de Shakira…) et forcément au moins un air italien dans le set. « Je me suis toujours sentie plus italienne que française » avoue Sophie.

Et comme ce deuxième set avait débuté par un Madison, il convenait de le terminer de la même manière avec Man! I Feel Like a Woman! de Shania Twain (là aussi un morceau que j’ai joué récemment à la Vache Rouge). Pas exactement la fin puisque Sophie a refermé son set avec Laissez-moi danser (Monday, Tuesday). Succès garanti. Et parfaite transition avec la deuxième partie de soirée, animée par un DJ.

Quant aux compliments envers sa prestation, ils n’ont ensuite pas manqué. Plusieurs personnes lui ont dit qu’elle chantait merveilleusement bien, l’une d’elles a même ajouté « à ce point c’est rare ». Et c’est amplement mérité.

Ce qui est réellement appréciable dans son chant, c’est que Sophie ne se contente pas de reproduire à la perfection les versions originales. Au contraire, elle se les approprie et n’hésite pas à insérer des variations dans les mélodies pour apporter sa touche personnelle. J’ai particulièrement aimé ses intonations soul-bluesy dans la magnifique ballade Baby Can I Hold You. La chanson prend une autre dimension et une couleur musicale différente. La marque d’une grande interprète.

Si vous souhaitez aller écouter Sophie Jaconelli en live, ne ratez aucune de ses prochaines dates en la suivant sur les réseaux sociaux :

© Jean-François Convert – Juin 2026

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