Il y a 25 ans, Richard Hawley sortait son premier album

Le 23 avril 2001 arrivait dans les bacs le premier opus solo de Richard Hawley. Sans titre, il est parfois nommé ‘Prize Bingo’ en référence à la photo du manège sur la pochette.

Dès son premier album, Richard Hawley impose sa patte reconnaissable : des ballades baignant dans une atmosphère globalement mélancolique, un sens inné de la mélodie, des arrangements ciselés avec des sonorités à la fois vintage et raffinées. Les guitares sont cristallines, aériennes, planantes, parfois slide offrant un parfum subtilement exotique.

Les harmonies sont simples mais jamais simplistes. La voix et les instruments respirent la grâce et la pureté. Chaque chanson est comme un cadeau qui nous transporte. On se sent léger et en même temps on ressent la densité et la profondeur des chansons qui nous pénètrent et nous réconfortent. Même les instrumentaux Caravan, Cheap Spanish Whine et Aran Loop semblent nous susurrer à l’oreille.

De l’ouverture Coming Home jusqu’au final, et tout au long de l’album, tout n’est que douceur, calme et volupté comme dirait l’adage. Certains passages instaurent un climat légèrement plus crépusculaire comme Naked in Pitsmoor et son final bruité, mais ils sont largement contrebalancés par les superbes ambiances de Bang to Rights ou Sick Pay. Quant aux rythmes ternaires de Sunflower, Time Has Made a Change, Happy Families et Troublesome Waters, ils nous bercent et nous ramèneraient presque en enfance, à l’image du manège sur la pochette.

Avec cette entrée en matière dans sa carrière en solo, Richard Hawley nous offrait à entendre ce qu’est la beauté. Un disque magnifique sorti il y a tout juste un quart de siècle.

© Jean-François Convert – Avril 2026

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