Free Feeling : rock vintage jusque dans le double album!

Le trio toulousain a sorti son premier disque en octobre : un double album de blues-rock d’inspiration anglophone avec parfois quelques textes en français.

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Dans la deuxième moitié des sixties, puis durant les seventies, le double-album était chose courante (il y a même eu des triple-albums, comme par exemple All things must pass de George Harrison ou Yessongs de Yes). Aujourd’hui, avec la musique de plus en plus dématérialisée, pas sûr que cela signifie grand chose aux nouvelles générations. Et pourtant le jeune groupe toulousain Free Feeling a choisi ce format, comme pour être raccord avec sa musique : du classic-rock estampillé sixties-seventies avec grosses guitares, riffs imparables et solos accrocheurs.

Des ambiances carrément blues (She Could Never Be Mine, So Worry), southern-hard-rock (Lonesome Highway, Give Me One More Chance, Master Piece, J’Suis désolé) presque country (She Done Me Wrong), funky (The Time Is Coming, What A Fool, If You Wanna Know), et un interlude qui tranche avec le reste : l’instrumental Douceur, qui baigne dans une atmosphère exotique très agréable.

Comme très souvent dans les formules Power Trio, les enregistrements studio ont recours aux overdubs afin de démultiplier les pistes de guitares, que ce soit pour les rythmiques ou les solo harmonisés. Mais on note tout de même deux morceaux joués à seulement trois, comme dans une configuration live :

Le blues au schéma classique 12 mesures She Could Never Be Mine avec sa guitare au son clair, à la BB King :

Et le véloce Fring’s Boogie qui n’est pas sans rappeler le classique Rude Mood, popularisé par entre autres Stevie Ray Vaughan :

Quatre titres en français parmi les 16 morceaux. Sur les textes anglophones, l’accent frenchy est parfois un peu trop marqué, mais l’ensemble reste sympathique et on ressent bien le plaisir évident de jouer des musiciens. Espérons que les concerts vont vite reprendre afin d’aller les apprécier sur scène.

© Jean-François Convert – Mars 2021

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