Le trompettiste américain, de son vrai nom Miles Dewey Davis III, est né le 26 mai 1926, et mort en 1991.

De ses débuts aux côtés des maitres du Bebop Charlie Parker et Dizzy Gillespie jusqu’à ses dernières collaborations avec des musiciens de hip-hop et des chanteurs de rap, en passant par la naissance du cool jazz, et l’innovation du jazz-rock, Miles Davis a profondément marqué l’histoire de la musique. Il a été un des rares jazzmen et l’un des premiers musiciens noirs à être connu et accepté par l’Amérique moyenne, remportant même le « trophée de l’homme le mieux habillé de l’année » du mensuel GQ pendant les années 1960. Tout comme Louis Armstrong, Miles Davis est ce qu’on peut appeler une superstar du jazz.
J’ai eu l’occasion de parler de lui à différentes reprises, dont deux récentes : le live à Vienne Merci Miles!, l’album inédit Rubberband, le livre de Matthieu Thibault consacré à Bitches Brew paru vendredi, et surtout la bande dessinée Miles Davis et la quête du son de Dave Chisholm (plus d’infos sur chaque parution en cliquant sur les images ci-dessous).




Ironie du destin, on fête aujourd’hui le centenaire de sa naissance, en même temps qu’on apprend le décès de Sonny Rollins survenu hier. Le trompettiste et le saxophoniste avaient en effet joué plusieurs fois ensemble. Ils se retrouvent maintenant côte à côte pour continuer de partager des notes… celles que Miles choisissait avec goût et élégance. « Pourquoi jouer tant de notes alors qu’il suffit de jouer les plus belles ? » avait-il coutume de dire, en ajoutant même « La véritable musique est le silence, les notes ne font qu’encadrer ce silence. »
Pour ne pas rester dans le silence, on peut savourer les rééditions de deux enregistrements majeurs de Miles Davis : Birth of the Cool, et la B.O. du film Ascenseur pour l’échafaud, de Louis Malle.




© Jean-François Convert – Mai 2026



