La renaissance de McCartney en BD

J’ai enfin lu la bande dessinée ‘Paul – La résurrection de James Paul McCartney (1969-1973)’ offerte pour mon anniversaire l’année dernière.

Alors que Paul McCartney vient de sortir avant-hier un nouveau single Days We Left Behind, extrait de son nouvel album The Boys of Dungeon Lane, prévu pour le 29 mai, j’ai terminé il y a peu la bande dessinée de Hervé Bourhis intitulée Paul – La résurrection de James Paul McCartney (1969-1973), offerte pour mon anniversaire l’année dernière, et qui raconte la reconstruction de l’ex-Beatle après la séparation du groupe au début des années 70. Une période également au centre du documentaire Man on the Run, sorti en février.

J’avoue que je connaissais peu cette partie de la vie de Macca. Aussi étonnant que ça puisse paraître aujourd’hui, au sortir des Beatles il est le plus mal en point des quatre. Il va mettre plusieurs années à se relever, et le terme de résurrection n’est pas exagéré, surtout quand on sait qu’il fait suite à la fameuse légende urbaine Paul is Dead.

L’ouvrage d’Hervé Bourhis emploie un ton particulier à la première personne, faisant ainsi parler directement notre Paulo, ou à une seule exception sa femme Linda sur la page 77.

Le dessin est fluide, les couleurs vives retranscrivent bien l’esprit psychédélique de ces années, et les clins d’œil sont nombreux : que ce soient les sandales et le costume de la pochette d’Abbey Road (imagée sur une superbe double page avec moult références aux chansons de l’album), la chienne Martha qui a eu droit à sa chanson dans le double blanc, les noms des personnalités figurant sur la photo de Band on the Run, ou encore les échanges de sarcasmes entre Paul et John (comme celui p.64 par exemple).

Il y a même une page dédiée à la célèbre basse Höfner 500/1, volée en 1972 et retrouvée en février 2024. Un instrument iconique dans la carrière des Paul McCartney, et dans toute l’histoire de la musique. Un objet culte qu’on estime à une valeur d’environ 10 millions de livres, « soit un peu moins qu’un Stradivarius du XVIIème siècle »« Pour l’instant » précise le commentaire..

Et on trouve en fin du livre une interview de l’auteur qui explique s’être beaucoup documenté. Il est malgré tout surprenant d’y constater une coquille dans le titre Wings at the Speed of Sound. Un bonus nous offre le crayonné des deux premières pages.

Le dessinateur dit « avoir eu du mal à saisir le visage de Paul McCartney, qui change beaucoup au gré de ses expressions ». Mais force est de constater que ses portraits sont très réussis. Aussi bien ceux sur les couvertures intérieures que sur les ex-libris en fin d’ouvrage.

Des détails foisonnants, des anecdotes précises et documentées, des couleurs chatoyantes, des mises en pages bigarrées, un récit haletant et passionnant, une bande dessinée géniale que je recommande fortement. J’ai mis du temps avant de la lire mais ça valait le coup de la savourer. Merci Sophie 😘

© Jean-François Convert – Mars 2026

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