Sorti vendredi dernier, le single ‘Better The Devil You Know’ marque le retour du groupe anglais The Spitfires.

The Spitfires est un groupe de quatre musiciens basé à Watford, dans la banlieue nord-ouest de Londres. On les classe dans le genre « Nu-Mod »… eux revendiquent comme influences des grandes références comme The Clash, Madness, The Jam ou les plus récents Billy Bragg et Supergrass. En effet, leur musique mélange des couleurs reggae, ska mais aussi punk et soul.
Après trois albums (Response en 2015, A Thousand Times en 2016 et Year Zero en juillet 2018), l’auteur-compositeur Billy Sullivan au chant lead et à la guitare, Sam Long à la guitare basse/basse, Matt Johnson à la batterie et George Moorhouse aux claviers reviennent avec le single le single Better The Devil You Know, sorti vendredi dernier :
Le groupe tourne actuellement en Anglettere et devrait annoncer prochainement des dates en France. Restez à l’affût en suivant The Spitfires sur les réseaux sociaux :
- 18/04 BEDFORD @Esquires
- 19/04 STOCKTON-ON-TEES @Stockton Calling
- 20/04 NORTHAMPTON @Black Prince
- 02/05 LIVERPOOL @02 Academy
- 05/05 SHEWSBURY @Loop Fest
- 03/05 GLASGOW @Stereo
- 09/05 DUBLIN @The Soundhouse
- 10/05 BELFAST @The Deer’s Head
- 16/05 DORTMUND @ Musiktheater Piano
- 17/05 HAMBURG @Indra Musikclub
- 23/05 LONDON @Koko ( + Howlin’ Jaws )
- 31/05 LEON (SP) @Espacio Vias





CHER MONSIEUR J. CONVERT, MERCI POUR LE SITE QUE VOUS AVEZ CREE ET QUE VOUS ANIMEZ.
Sans doute savez-vous déjà qu’il n’y a pas de page wikipédia sur les SPITFIRES. Et qu’il n’y a à peu près rien en français sur le Net relatif à ce (très ?) bon groupe. C’est grâce à TEXTES, BLOG & ROCK’N’ROLL que j’ai découvert ce fabuleux morceaux qu’est « BETTER THE DEVIL YOU KNOW ».
Par ailleurs, vous n’avez pas souhaité, semble t-il, publier mon texte d’interprétation des paroles de ce morceau ; qui se voulait aussi une proposition de réponse à la question de Dominique Kremer.
Trop long ? Peut-être ; je peux comprendre.
Au ton trop sûr et certain ? Peut-être aussi ; je comprendrai également.
Dans les deux cas, il ne faut pas trop m’en vouloir : il en va de la déformation professionnelle ; j’ai été prof d’histoire-géo pendant 14 ans et je continue à lire des ouvrages d’historiens. Ce qui ne me confère certes pas un diplôme en analyse littéraire de poèmes ou de textes de chansons, je le reconnais.
Mais peut-être pourriez-vous publier seulement un extrait de mon texte ; quelque chose qui ne dépasserait pas, dans ses dimensions, ce que vous jugez adéquat pour ‘Textes, blog et rock’n’roll’. Vous pourriez écarter des alinéas avec lesquels vous n’êtes pas d’accord, par exemple.
Je joint ici le texte-réponse que vous connaissez déjà, avec un soupçon de retouches relatives à la ponctuation, juste augmenté d’une première ligne de salutations, gros oubli de ma part lors de mon premier envoi.
Bonjour chers Jef et Dominique.
Je crois que les paroles du morceau « Better The Devil You Know » ne sont pas focalisées sur une seule guerre spécifique et précisément visée.
Il me semble que le texte évoque de manière plus générale les guerres que le Royaume-Uni de Grande-Bretagne a menées au nom du « droit du plus fort », en tant que puissance impérialiste.
Le premier vers évoque indirectement mais d’emblée l’Angleterre colonialiste, conquérante et violente en Afrique, en Asie, etc. : « Des cieux rouges sang comme une tempête tropicale ». Puis, suivent en pointillé des indices (images ou vers) confirmant que le thème de la chanson-vidéo, c’est la guerre en général, et la guerre impérialiste en particulier, ses crimes, ses victimes, les profits, son illégitimité (selon les Spitfires) et le poids de la faute qui pèse sur les épaules des sujets britanniques restés passifs par rapport à cet aspect de la politique extérieure du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.
Dans la vidéo, un court dessin animé montre, avançant en file indienne, des soldats que l’on peut très aisément identifier, par la forme de leurs casques, comme des Britanniques des années 1910-1920. Mais la même chanson aurait pu être écrite pour mettre en cause un autre impérialisme vieillissant, celui de la France. Une autre chanson encore aurait pu être écrite au sujet de l’impérialisme le plus puissant actuellement, celui des Etats-Unis d’Amérique.
« Hear the juvenile cries of deadly war ». Comprendre que les cris des hommes victimes de la guerre mortelle sont ceux des jeunes (contraints de se battre par le service militaire obligatoire) ;
« And it feels like it’ll never stop ». Penser que de la guerre du R.-U. contre les Mau-Mau du Kenya (années 1950), jusqu’à la dernière guerre de coalition à laquelle ait participé la Grande-Bretagne, officiellement contre l’Etat islamique, mais de fait, également contre des Irakiens et des Syriens musulmans pacifiques ou même laïques (de 2014 à 2019/2021/2024-2025), il y a eu plusieurs autres guerres (Bloody Sunday 1972, Falklands 1982, première Guerre du Golfe 1990-1991 [contre l’Irak], deuxième Guerre du Golfe de 2003 à 2011 [même remarque], guerre « contre l’E.I. » de 2014 à 2025, etc.). Ce qui donne effectivement le sentiment que cela ne s’arrêtera jamais ;
« For no people or ancient land Should belong to the holy man ». Le ‘saint homme’, ici, c’est le roi. Il a été au centre de la cérémonie du sacre, il est devenu un homme sacré, saint. Et dans ces deux vers, ‘aucun peuple, aucun pays anciens ne devraient appartenir au saint homme’, c’est de nouveau l’existence de l’empire colonial ou néo-colonial britannique (peut-être même le Commonwealth) qui est remis en cause ;
« Load the cargo ». Remplissez le cargo (ou l’avion-cargo) des ressources et des richesses extraites ou récoltées dans les régions ou pays néo-colonisés. Le profit. La raison des guerres : conserver ces régions de profits pour les entreprises et pour les grands investisseurs de la métropole britannique ;
« We’ve said »never again » before. Comprendre »Plus jamais la guerre ». Slogan datant de 1945. Voir également l’histoire de l’Allemagne, Seconde Guerre Mondiale et 1946 : »Nie wieder Krieg », ‘Plus jamais la guerre’.
Le titre de la chanson évoque l’alibi de ceux qui savent pourquoi il y a colonialisme, impérialisme et guerres, mais qui ne font rien contre : « Mieux vaut le Mal que l’on connaît [déjà’ », qu’un Mal que l’on ne connaît pas encore] qui surviendrait si l’on s’opposait au système, et qui s’avérerait pire que le Mal passé et le Mal actuel. Belle hypocrisie selon les Spitfires, je crois.
Merci de m’avoir lu.
Bonjour,
je n’avais pas le souvenir d’avoir vu passer votre précédent commentaire.
je viens de comprendre pourquoi, il était tombé dans les spams, sans doute à cause de sa longueur.
C’est maintenant chose corrigée, je viens de l’approuver.
Merci beaucoup pour votre éclairage et votre traduction
Ah la boîte à spams ! Elle en joue, des tours. Et sur SFR.FR, il y a en plus la boîte ‘Infos et promos’ qui capte aussi beaucoup de contenus indésirables (il faut bien que ça existe) mais aussi des vrais messages, attendus, par exemple pour des commandes en ligne.
UN TRES GRAND MERCI POUR LE FAIT D’AVOIR PUBLIE MON TEXTE, et en entier en plus ! Car c’est vrai qu’il est long, on ne peut pas dire que vous n’avez pas raison.
Excellente journée !
Avec plaisir
Dans better the devil you now les Spitfires font référence à quelle guerre ?
désolé je ne sais pas
Je crois que les paroles du morceau « Better The Devil You Know » ne sont pas focalisées sur une seule guerre spécifique et précisément visée.
Il me semble que le texte évoque de manière plus générale les guerres que le Royaume-Uni de Grande-Bretagne a menées au nom du « droit du plus fort », en tant que puissance impérialiste.
Le premier vers évoque indirectement mais d’emblée l’Angleterre colonialiste, conquérante et violente en Afrique, en Asie, etc. : « Des cieux rouges sang comme une tempête tropicale ». Puis, suivent en pointillé des indices (images ou vers) confirmant que le thème de la chanson-vidéo, c’est la guerre en général, et la guerre impérialiste en particulier, ses crimes, ses victimes, les profits, son illégitimité (selon les Spitfires) et le poids de la faute qui pèse sur les épaules des sujets britanniques restés passifs par rapport à cet aspect de la politique extérieure du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.
Dans la vidéo, un court dessin animé montre, avançant en file indienne, des soldats que l’on peut très aisément identifier, par la forme de leurs casques, comme des Britanniques. Mais la même chanson aurait pu être écrite pour mettre en cause un autre impérialisme vieillissant, celui de la France. Une autre chanson encore aurait pu être écrite au sujet de l’impérialisme le plus puissant actuellement, celui des Etats-Unis d’Amérique.
« Hear the juvenile cries of deadly war ». Comprendre que les cris des hommes victimes de la guerre mortelle sont des jeunes (contraints de se battre par le service militaire obligatoire) ;
« And it feels like it’ll never stop ». Penser que de la guerre du R.-U. contre les Mau-Mau du Kenya (années 1950), jusqu’à la dernière guerre de coalition à laquelle ait participé la Grande-Bretagne, officiellement contre l’Etat islamique, mais de fait, également contre des Irakiens et des Syriens musulmans pacifiques ou même laïques (de 2014 à 2019/2021/2024-2025), il y a eu plusieurs autres guerres (Bloody Sunday 1972, Falklands 1982, première Guerre du Golfe 1990-1991 (contre l’Irak), deuxième Guerre du Golfe de 2003 à 2011 (même remarque), guerre « contre l’E.I. » de 2014 à 2025, etc. Ce qui donne effectivement le sentiment que cela ne s’arrêtera jamais ;
« For no people or ancient land Should belong to the holy man ». Le ‘saint homme’, ici, c’est le roi. Il a été au centre de la cérémonie du sacre, il est devenu un homme sacré, saint. Et dans ces deux vers, ‘aucun peuple, aucun pays anciens ne devraient appartenir au saint homme’, c’est de nouveau l’existence de l’empire colonial ou néo-colonial britannique (peut-être même le Commonwealth) qui est remis en cause ;
« Load the cargo ». Remplissez le cargo (ou l’avion-cargo) des ressources et des richesses extraites ou récoltées dans les régions ou pays néo-colonisés. Le profit. La raison des guerres : conserver ces régions de profits pour les entreprises et pour les grands investisseurs de la métropole britannique ;
« We’ve said »never again » before. Comprendre »Plus jamais la guerre ». Slogan datant de 1945. Voir également l’histoire de l’Allemagne, Seconde Guerre Mondiale et 1946 : »Nie wieder Krieg », ‘Plus jamais la guerre’.
Le titre de la chanson évoque l’alibi de ceux qui savent pourquoi il y a colonialisme, impérialisme et guerres, mais qui ne font rien contre : ’’Mieux vaut le Mal que l’on connaît [déjà’’, qu’un Mal que l’on ne connaît pas encore] qui surviendrait si l’on s’opposait au système, et qui s’avérerait pire que le Mal passé et le Mal actuel. Belle hypocrisie selon les Spitfires, je crois. Th. Mz.
Je crois que les paroles du morceau « Better The Devil You Know » ne sont pas focalisées sur une seule guerre spécifique et précisément visée.
Il me semble que le texte évoque de manière plus générale les guerres que le Royaume-Uni de Grande-Bretagne a menées au nom du « droit du plus fort », en tant que puissance impérialiste.
Le premier vers évoque indirectement mais d’emblée l’Angleterre colonialiste, conquérante et violente en Afrique, en Asie, etc. : « Des cieux rouges sang comme une tempête tropicale ». Puis, suivent en pointillé des indices (images ou vers) confirmant que le thème de la chanson-vidéo, c’est la guerre en général, et la guerre impérialiste en particulier, ses crimes, ses victimes, les profits, son illégitimité (selon les Spitfires) et le poids de la faute qui pèse sur les épaules des sujets britanniques restés passifs par rapport à cet aspect de la politique extérieure du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.
Dans la vidéo, un court dessin animé montre, avançant en file indienne, des soldats que l’on peut très aisément identifier, par la forme de leurs casques, comme des Britanniques. Mais la même chanson aurait pu être écrite pour mettre en cause un autre impérialisme vieillissant, celui de la France. Une autre chanson encore aurait pu être écrite au sujet de l’impérialisme le plus puissant actuellement, celui des Etats-Unis d’Amérique.
« Hear the juvenile cries of deadly war ». Comprendre que les cris des hommes victimes de la guerre mortelle sont des jeunes (contraints de se battre par le service militaire obligatoire) ;
« And it feels like it’ll never stop ». Penser que de la guerre du R.-U. contre les Mau-Mau du Kenya (années 1950), jusqu’à la dernière guerre de coalition à laquelle ait participé la Grande-Bretagne, officiellement contre l’Etat islamique, mais de fait, également contre des Irakiens et des Syriens musulmans pacifiques ou même laïques (de 2014 à 2019/2021/2024-2025), il y a eu plusieurs autres guerres (Bloody Sunday 1972, Falklands 1982, première Guerre du Golfe 1990-1991 (contre l’Irak), deuxième Guerre du Golfe de 2003 à 2011 (même remarque), guerre « contre l’E.I. » de 2014 à 2025, etc. Ce qui donne effectivement le sentiment que cela ne s’arrêtera jamais ;
« For no people or ancient land Should belong to the holy man ». Le ‘saint homme’, ici, c’est le roi. Il a été au centre de la cérémonie du sacre, il est devenu un homme sacré, saint. Et dans ces deux vers, ‘aucun peuple, aucun pays anciens ne devraient appartenir au saint homme’, c’est de nouveau l’existence de l’empire colonial ou néo-colonial britannique (peut-être même le Commonwealth) qui est remis en cause ;
« Load the cargo ». Remplissez le cargo (ou l’avion-cargo) des ressources et des richesses extraites ou récoltées dans les régions ou pays néo-colonisés. Le profit. La raison des guerres : conserver ces régions de profits pour les entreprises et pour les grands investisseurs de la métropole britannique ;
« We’ve said »never again » before. Comprendre »Plus jamais la guerre ». Slogan datant de 1945. Voir également l’histoire de l’Allemagne, Seconde Guerre Mondiale et 1946 : »Nie wieder Krieg », ‘Plus jamais la guerre’.
Le titre de la chanson évoque l’alibi de ceux qui savent pourquoi il y a colonialisme, impérialisme et guerres, mais qui ne font rien contre : ’’Mieux vaut le Mal que l’on connaît [déjà’’, qu’un Mal que l’on ne connaît pas encore] qui surviendrait si l’on s’opposait au système, et qui s’avérerait pire que le Mal passé et le Mal actuel. Belle hypocrisie selon les Spitfires, je crois. Th. Mz.