Mô’ti tëi sort son deuxième album

Ce 20 mars parait ‘Ant 1 : The Scam of the Mystical Cicadas’, deuxième opus de l’auteur-compositeur-interprète breton Mô’ti tëi.

J’ai découvert Mô’ti tëi en 2021 avec son premier album Well Dressed Exile : Second Humming. Sur son deuxième disque Ant 1 : The Scam of the Mystical Cicadas qui sort ce 20 mars, l’auteur-compositeur-interprète breton confirme son attachement à un folk-rock rugueux basé sur des motifs lancinants et entêtants, soutenus par des chœurs, des guitares bien présentes et une voix habitée, le tout dans un décor aux couleurs presque cinématographiques, qui rappelle l’univers des frères Coen.

© Marie Le Mauff

L’album s’ouvre dans une atmosphère bucolique sereine : The Anthill Awaken (« Le réveil de la fourmilière », celle qu’on voit sur la pochette) est en mode majeur et respire le printemps qui débute justement aujourd’hui. Mais rapidement, les morceaux suivants s’enchainent dans des ambiances plus sombres, très souvent en tonalités mineures, parfois même avec quelques dissonances. Le climat musical s’apaise le temps « d’une seconde », ou paradoxalement avec une chanson qui parle « d’arme », mais les guitares râpeuses reprennent vite le dessus. L’électrique et l’acoustique se côtoient tout au long des 11 titres qui mêlent influences blues, folk ou incantations aux consonances amérindiennes.

Le dernier single paru The Best Songs I Write explore une idée simple mais universelle : les plus grandes chansons naissent souvent des rencontres qui nous bouleversent. Hommage aux blessures comme aux amours, la chanson célèbre celles et ceux qui inspirent malgré eux. Dans un clip vidéo aux accents poétiques et fantomatiques, l’artiste Mô’ti tëi prolonge ce voyage émotionnel en images : entre lumière et ombre, douleur et résilience, le film incarne cette tension féconde qui nourrit tout auteur sincère

Ce deuxième album de Mô’ti tëi prolonge la démarche entamée avec le premier, tout en accentuant un côté plus sombre, plus dansant et plus affirmé. Avec des textes plus profonds et plus graves, l’artiste se fait le reflet d’une époque et d’un état d’esprit marqués par les fractures du monde autant que par les blessures intimes. Essai transformé avec ce nouvel opus.

Pour connaitre ses prochaines dates de concert, suivez Mô’ti tëi sur les réseaux sociaux :

© Jean-François Convert – Mars 2026

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