Roxane Arnal confirme sa carrière solo avec un premier album

Après son premier EP ‘Doorways’ sorti en 2020, Roxane Arnal franchit le pas du véritable album avec ‘Elior’ , annoncé pour le 7 octobre.

Un parcours sans faute

J’ai découvert Roxane Arnal en 2017 au sein du duo Beauty and The Beast, formé avec Michel Ghuzel. Du haut de ses 22 ans à l’époque, elle assurait déjà une grande maitrise de la guitare, de la basse et du chant, aussi bien en lead qu’en harmonies vocales. Et pour parfaire le tout, elle était également comédienne ! Je n’ai pas eu l’occasion de les voir en concert, mais j’ai suivi leurs actus via les réseaux sociaux à travers vidéos, podcasts, etc…

La bête (Michel Ghuzel) et la Belle (Roxane Arnal) © Hugues Faye

Quand près de 3 ans plus tard, Roxane a sorti son premier EP Doorways, accompagnée de Baptiste Baily, j’ai trouvé une écriture et une composition encore plus fouillée, qui s’échappait du style country-western-swing de Beauty and The Beast. Des mélanges d’influences allant du folk au jazz en passant par des ambiances à la limite du rock progressif, avec changements d’atmosphères musicales au sein d’un même morceau.

Roxane Arnal

J’ai ensuite eu le plaisir de rencontrer Roxane après un concert intimiste l’année dernière. C’était la reprise de la scène après plusieurs mois d’arrêt causés par la pandémie. Et parallèlement à son enthousiasme de retrouver le public, la jeune autrice-compositrice-interprète me confiait la préparation d’un album « dans la continuité de l’EP »

Un premier véritable album solo

Effectivement, cet EP nous avait mis en appétit. J’ai pu écouter le plat de résistance qui sortira le 7 octobre, et je confirme : Elior est le parfait prolongement de Doorways. Sur les 12 titres de l’album, 3 sont issus de l’EP : Rushed to Fly, No One Knows My Name et Give It All Away. Les morceaux ont été réarrangés et réenregistrés, mais on retrouve les mêmes sensations, le même frisson à l’écoute des douces voix de Roxane et Baptiste qui se marient à merveille, des orchestrations feutrées mais qui parfois « envoient du lourd » sans prévenir, comme par exemple dans le passage central de Rushed to Fly.

Quant aux nouvelles chansons, elles respirent un folk aérien et enivrant comme le très beau Little Bird, premier single de l’album paru début juin :

Des inspirations diverses et variées

« Septembre sans pluie » chante une chanson sur un mode jazz-blues avec dobro en slide, tandis qu’une autre décrit une « chanson en train d’être peinte », ou encore une troisième aborde le thème de l’errance « sur la route » dans une ambiance très country sur une ballade aux arpèges acoustiques entrainants façon Everybody’s Talking. Et si l’album se clôt sur une reprise d’un standard des années 20 et 30 (Mexicali Rose, ici habilement revisité), le morceau-titre en revanche s’inscrit dans l’actualité récente. Roxane explique :

« La chanson Elior est un petit être sorti de mes rêves dans la nuit du 18 au 19 Février 2021. La sonde ‘Persévérance’ venait de se poser sur Mars et ma conscience d’humaine est venue se confronter à mon inconscient. Elior a réveillé la dualité que procure le progrès : l’excitation et le rejet, l’attirance et la peur. Impuissante, j’ai fait ce qui m’a paru le plus juste : une chanson à travers laquelle mes mots résonnent

Une autre chanson avait déjà été entendue en version « demo à domicile » : Come back to me, avec sa jolie ritournelle au piano, entre sérénité et mystère. La version sur l’album bénéfice d’une rythmique et d’un solo qui semble joué au E-Bow.

Des arrangements très travaillés

Et tout comme c’était déjà le cas sur l’EP, les couleurs musicales ne se limitent pas à la formule voix-piano-guitare-acoustique. Même si le premier titre I’ll Fly Away (qu’on avait déjà entendu dans une première mouture sur la chaine YouTube de la chanteuse) semble débuter dans une ambiance limite bluegrass, la suite du morceau nous embarque vers des territoires jazzy, et son final mêle piano parfois presque dissonant et guitare électrique rugissante.

Ce cocktail savamment dosé, entre les incursions aux accents jazz-rock de Baptiste Baily et la touche plus folk-blues de Roxane Arnal, apporte aux oreilles à la fois des sensations de terrains connus et des surprises dans quasiment chaque morceau. Les progressions harmoniques finissent toujours à un moment ou un autre par aller vers là où ne s’attend pas, tout en restant extrêmement agréables à l’écoute. La marque d’une grande maitrise musicale. Et ça fonctionne parfaitement en live. Au début de l’été, le public du New Morning a eu le privilège d’entendre des titres de l’album avant sa sortie, comme par exemple Be The One You are et sa superbe guitare bluesy :

Musicienne et comédienne

Comme on peut le voir et l’entendre dans la vidéo ci-dessus, la jeune Roxane n’a rien à envier aux guitaristes aguerris et aux chanteuses confirmées. Mais histoire de nous subjuguer encore plus, la jolie blonde est également actrice ! Plusieurs rôles au cinéma et à la télévision depuis 2014, et récemment elle était à l’affiche de Incroyable mais vrai de Quentin Dupieux, où elle interprète le personnage de Léa Drucker jeune.

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Une palette de talents qui ne peut que nous donner envie de continuer à suivre ses nouvelles aventures artistiques. Retenez la date du 7 octobre pour la sortie de l’album Elior, et restez informés de l’actualité de Roxane Arnal sur les réseaux sociaux :

Roxane Arnal feat. Baptiste Baily – Elior – sortie le 7/10 (Dixie Frog)

© Jean-François Convert – Août 2022

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