Le groupe LittleBig6ster sort son troisième album ‘Mue’ le 16 octobre prochain. Découvrez le premier single ‘Me Blind‘.
A l’origine, Little6ster était le projet solo de Virginie Pinon, une autrice-compositrice-interprète. Avec une tessiture vocale qui rappelle parfois des intonations de la chanteuse Duffy, elle s’accompagne d’une cigar-box, son instrument fétiche. Lorsqu’elle rencontre un an plus tard les frères Bach (Nicolas, chanteur & guitariste et Cyril, percussionniste & didgeridooiste), le trio devient alors « LittleBig6Ster », qui se transforme cinq ans après en quintet avec l’arrivée du batteur Vincent Lechevalier et du bassiste Gilles Théolier.
Depuis, LittleBig6Ster a été salué par la critique et récompensé par les professionnels : 3 prix obtenus en 2022 au Cahors Blues Challenge et 6 en 2023 au Challenge Blues des Rendez-vous de l’Erdre ! Sans compter les nombreux concerts et festivals aux côtés d’artistes tels Ana Popovic, Bernard Allison ou The Cinelli Brothers. Après Cobra en 2017 et LB6 en 2021, le groupe sort son troisième opus intitulé Mue le 16 octobre prochain. Sur les neuf titres, c’est le deuxième Me Blind qui a été publié en single :
Avec un riff similaire à celui de Heard it on the X de ZZ Top, et un intermède aux accents vaudou un peu comme dans Whole Lotta Love de Led Zeppelin, Me Blind annonce la couleur de l’album : un mélange d’énergie punk et d’atmosphère sudiste entre blues shamanique et rock fuzzy.
Tout au long des neuf morceaux, les guitares râpeuses, slide ou non, se répondent de part et d’autre de la stéréo, et terminent même en « twin leads » sur le dernier titre Heavy soul. Le timbre particulier de Virginie Pinon perce le mix, et s’aventure même parfois sur des territoires proches du rap et du hip hop comme dans Modern tribe (où la chanteuse clame « make some noise »), ou au contraire vers des ambiances cool jazzy à l’instar de Fight 2 B.

LittleBig6Ster ne s’enferme pas dans le blues-rock classique et change régulièrement de ton et de couleur. Toy offre par exemple une rupture de rythme qui n’aurait pas dépareillé dans un morceau de rock progressif. Et le blues lent Alien sort du schéma commun 12 mesures tout en conservant la sensation crépusculaire propre aux grands morceaux du genre. Step aside confirme la filiation bluesy avec la présence d’un harmonica et Soul’s sacrifice accentue à fond le ternaire en soutient d’une slide rugueuse à souhait.
Il ne fait nul doute que le groupe doit dégager une forte présence scénique, et on imagine aisément que ces chansons vont encore prendre davantage d’ampleur et de corps en live. C’est pour cela qu’il ne faut pas rater LittleBig6Ster, il y a forcément un de leurs prochains concerts près de chez vous ! Suivez les sur les réseaux pour connaitre toutes les dates :
© Jean-François Convert – Juillet 2026





