Siân Pottok et Juliette Magnevasoa revisitent ‘Jamaica Farewell’

La semaine dernière est sorti en single cette reprise du classique ‘Jamaica Farewell’ par le duo Siân Pottok et Juliette Magnevasoa.

Jamaica Farewell est une chanson signée Lord Burgess (de son vrai nom Irving Burgie, un auteur-compositeur à moitié barbadien né aux États-Unis) et popularisée par Harry Belafonte sur son album Calypso en 1956. La musique est dans le style jamaïcain traditionnel « mento », apparu avant le ska et le reggae, et à ne pas confondre avec le calypso bien que les deux genres se ressemblent. J’ai découvert ce morceau grâce à mon correspondant allemand quand j’étais au collège (Jörg si tu me lis…) et je l’ai écouté en boucle durant toute mon adolescence.

Jamaica Farewell a été repris par de nombreux artistes (entre autres Chuck Berry, Don Williams, Marty Robbins, Sam Cooke, Sting…) et tout dernièrement par le duo Siân Pottok et Juliette Magnevasoa. même si je préfère l’originale, cette version est intéressante de par ses arrangements en grande partie presque uniquement vocaux :

Les deux chanteuses la présentent cette reprise comme « une collaboration qui nous tient particulièrement à cœur. »

Siân Pottok précise : « C’est une évasion précieuse que de chanter avec mon amie Juliette Magnevasoa cette fabuleuse chanson d’Harry Belafonte “Jamaica Farewell”. Ce grand classique porté par la nostalgie et la douceur des Caraïbes évoque indéniablement une partie de leur enfance. Harry Belafonte est cité parmi les artistes ayant bercé la jeunesse de Siân Pottok dans sa biographie sur les réseaux sociaux :

Siân Pottok est originaire d’Inde et du Congo par sa mère, de Slovaquie et de Belgique, par son père. Elle est née aux Etats-Unis, à West Palm Beach en Floride, mais a grandi principalement entre la Belgique et New York. Son enfance, bercée par les chansons de Myriam Makeba, Hary Belafonte, Papa Wemba… puis cette rencontre avec Vincent Segal et Ballaké Sissoko font alors résonner en elle un besoin de retour à L’Afrique. Le Kamele Ngoni (instrument cousin de la Kora) via sa dimension céleste et spirituelle, est devenu tant le double de sa voix, C’est ce chemin qui l’a reconnecté à ses origines. Un véritable coup de foudre. Elle décide ainsi d’adopter le Kamele Ngoni, formée par son maître, Abou Diarra. Si elle devait être classée, Siân (prononcez “SHAN”) serait dans la famille des artistes explorateurs ou exploratrices telles que Björk, Laura Mvula, Tony Allen, Paul Simon, Joni Mitchell, Yaël Naïm et perpétuellement en quête de réinvention.

J’ai découvert Siân Pottok récemment par son duo avec ROGÊ Kuwa Mbali sorti l’année dernière, où j’avais apprécié les trsè belles harmonies soutenant un message universel aspirant à la paix intérieure. Et cette reprise de Jamaica Farewell m’a à nouveau séduit, tant par sa réminiscence nostalgique de mon histoire personnelle, que par sa réadaptation lumineuse et solaire.

Siân Pottok sera en concert au Studio de l’Ermitage mardi prochain, 9 juin. Avant la sortie de son nouvel album prévu à l’automne 2026, Siân dévoilera sur scène quelques nouvelles chansons. A cette occasion elle invite deux artistes : Juliette Magnevasoa et Flavia Coelho. Attendez vous à un concert généreux, vivant, incandescent. Une musique qui libère, rassemble et donne envie de danser dès les premières notes.

Une seule consigne : venir en bande… et danser dans la rue en repartant !

© Jean-François Convert – Juin 2026

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