‘Cityfolk‘, le sixième album du musicien américain Son Little est sorti le 20 mars. Un subtil mélange de plusieurs styles.
De son vrai nom Aaron Livingston, Son Little est un artiste américain de soul moderne et R&B, connu pour sa voix puissante, ses mélodies envoûtantes et ses textes introspectifs. Originaire de Los Angeles, il a émergé dans les années 2010 avec un son à la fois rétro et contemporain, mêlant influences gospel, funk et pop. Il se fait remarquer avec son premier EP Things I Forgot (2015), suivi de l’album Son Little (2017), salué pour sa production soignée et son écriture poétique.
Sa musique fusionne soul vintage (inspirée par des légendes comme Donny Hathaway ou Marvin Gaye) et sonorités modernes, avec des touches de rock et d’électronique. Ses chansons explorent l’amour, la vulnérabilité et la résilience, avec une approche à la fois intime et universelle. Il a travaillé avec des artistes comme The Roots et Emily King, et ses morceaux ont été repris dans des séries et films.
Le 20 mars dernier, il a sorti son sixième album Cityfolk, quatre ans après le précédent Like Neptune. Co-produit par Ben Tanner d’Alabama Shakes, Cityfolk continue de défier les genres avec son mélange signature de folk, de blues et de soul old school. Un cocktail étonnant qui fait mouche , avec ses 11 titres naviguant entre acoustique et électrique, entre tradition et modernité.
L’ouverture Rabbit nous plonge dans une atmosphère qui sonnerait presque africaine avec un son dont on ne sait s’il est produit par un banjo, une guitare à résonateur, ou un tout autre instrument à cordes. On parcourt ensuite des territoires cosmopolites où les sonorités traditionnelles côtoient des orchestrations aux frontières de l’electro (l’effet type vocoder dans Paper Children ou les bruitages sonores dans Breathe par exemple). Plusieurs ballades parsèment l’album entre folkpop (Let’s Get Involved) et surtout forte influence soul (It’s Your World, Cherry, Bottomless, Be Better, In Orbit).
Le morceau The Valley synthétise bien ce syncrétisme des genres musicaux : ça démarre comme du delta blues avec un riff acoustique hypnotique dans les couplets ; puis ça bifurque soul-pop sur les refrains, pour finir sur un leitmotiv dissonant qui semble étranger au reste du morceau.
Son Little était en France au mis d’avril (Rennes et Paris), on espère le voir revenir très prochainement. Restez à l’affût de son actualité en le suivant sur les réseaux sociaux :
© Jean-François Convert – Mai 2026






