Simon & Garfunkel se réunissaient il y a 45 ans

Le 19 septembre 1981, Simon et Garfunkel se retrouvaient pour donner un concert gratuit à Central Park. L’album live qui en est issu, sorti en février 1982, est celui par lequel j’ai découvert le célèbre duo.

Visionnez cette vidéo sur YouTube pour avoir accès à l’index des chansons, ou sinon, choisissez la version Playlist :

En 1981, le duo Simon & Garfunkel est séparé depuis plus de 10 ans, leur dernier album Bridge over Troubled Water étant sorti en janvier 1970. Les deux hommes se sont retrouvés à quelques rares occasions durant les années 70, mais rien de significatif. Paul Simon est contacté à l’été 1981 par Ron Delsener, l’un des plus grands organisateurs de concerts de New York. L’idée est de donner un concert gratuit en plein air pour financer la restauration de Central Park, grâce aux recettes du merchandising, de la télévision et des droits vidéo. Simon contacte Garfunkel qui accepte immédiatement. La réconciliation ne durera pas suffisamment longtemps pour sortir un nouvel album studio, qui deviendra le projet solo de Paul Simon, Hearts and Bones, en septembre 1983.

Mais pour l’heure c’est une réunion heureuse qui est célébrée lors de ce concert gigantesque : plus de 500 000 personnes, alors que les responsables du parc en prévoyaient un peu plus de 300 000. Ces chiffres en font l’un des plus grands concerts de l’histoire de la musique. Et l’affaire s’avérera juteuse car pour un coût d’environ 100 000 dollars en frais d’organisation, l’évènement finira par générer 3 millions de droits télévisuels et rapporter 51 000 dollars à la ville de New York pour la réfection du parc. L’album live sorti en février 1982 est celui qui m’a fait découvrir Simon & Garfunkel.

Il comporte deux chansons de moins que le film de Michael Lindsay-Hogg retraçant l’intégralité du concert et paru en DVD : la reprise de Late in the Evening en clôture du concert, et surtout The Late Great Johnny Ace, sur laquelle la mort de John Lennon est évoquée. Le Beatle avait en effet été assassiné l’année précédente à quelques pas de là. AU coyrs de l’interprétation de cette chanson, un spectateur parvient à monter sur scène, ce qui surprend et secoue Paul Simon mais celui-ci continue de jouer imperturbable jusqu’à la fin du morceau (vers 3:40 dans la vidéo ci-dessous) :

Les 19 titres qui parcourent le disque sont tous sans exception de toute beauté. Les superbes harmonies vocales des deux chanteurs, mêlées au picking subtil et délicat de Simon font merveille, notamment dans la dernière partie du concert, entièrement acoustique et seulement à deux. Mais les morceaux avec l’orchestre entier sont également parfaitement arrangés avec des interventions des musiciens toujours impeccables, que soit le solo de guitare de David Brown sur America, celui au saxo de Gerry Niewood sur Me and Julio Down by the Schoolyard ou encore le final de Fifty Ways to Leave Your Lover par Steve Gadd avec ce groove inimitable qui porte même son nom.

La setlist mixe des chansons du duo avec d’autres du répertoire solo de Paul Simon, ainsi qu’une de la carrière solo d’Art Garfunkel (A Heart in New York). Le public réagit à chaque morceau, tant il s’agit d’un enchainement ininterrompu de tubes. The concert in Central Park constitue en quelque sorte un best of du duo. Et parce que ce sont les premières versions des chansons que j’ai entendues, je les préfère la plupart du temps aux originales en studio.

Ce concert magnifie le répertoire de Simon & Garkunkel et est la parfaite porte d’entrée à leur musique. Il se tenait il y a tout juste 45 ans aujourd’hui.

© Jean-François Convert – Septembre 2026

Étiqueté , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error

Suivez ce blog sur les réseaux