The Tact veut une vie « pétillante »

Le duo The Tact a sorti le 13 février son second EP 6 titres ‘Fizzy Life’. Du rock à l’état brut.

© Laurent Durand

The Tact est un duo français empruntant la même formule que les White Stripes, Black Keys, Inspector Cluzo, Superdownhome… à savoir chant/guitare et batterie, pas de basse. Mais sa particularité est qu’il se compose d’un père, Nicolas Germain aux fûts, et de son fils Charles au micro et à la six-cordes. Une affaire de famille qui roule sa bosse depuis 2022. En plus du chant et de la guitare, le jeune Charles (16 ans) maitrise également la basse et le piano, ce qui lui a permis de composer et écrie seul une quarantaine de morceaux en trois ans. Chapeau bas !

En plus des groupes précédemment cités, on peut ajouter dans les influences les références du genre comme The Clash, The Stooges, The Red Hot Chili Peppers, ou encore Beastie Boys, Kings of Leon et Placebo. Une énergie punk, des couleurs garage, un son massif et brut, le tout au services de textes vindicatifs sur notre société qui ne tourne pas rond.

Après deux premiers singles en 2024, puis un premier EP Do it myself en 2025,The Tact vient de sortir Fizzy Life le 13 février dernier. Un EP 6 titres vantant les mérites d’une « vie pétillante ». La chanson éponyme annonce clairement le thème : « je veux une vie pétillante, je veux du rock’n’roll ! », un texte sans détours sur un mélange de rock, de funk, et même un peu de rap. Les autres textes ne sont pas non plus dépourvus de revendications pour une société progressiste : Proud of your genes qui affirme la réhabilitation du bien vivre ensemble quelque soient nos origines, Part of the game qui dénonce les failles et les paradoxes du patriarcat, ou By the riverside qui prône l’évasion du monde citadin pour rejoindre les territoires ruraux.

Dès l’ouverture avec Don’t Care, les paroles mêlent sentiment d’exaspération par rapport à la culture mainstream et remise en question de l’ordre établi. Le clip réalisé par Nicolas Germain lui-même surfe sur le mode sarcastique où le père et le fils jouent les rôles du journaliste et du sportif :

Les six chansons s’enchainent sans temps mort avec ce sentiment d’urgence, tant au niveau des textes que des musiques. Les riffs de guitare qui sonnent parfois comme du Frusciante (Proud of your Genes) côtoient des lignes de basse tantôt funky (Fizzy Life) tantôt hypnotique (Part of the Game) ou clairement punk (Don’t Care). La batterie alterne entre rock punchy (Don’t care) et funk (Fizzy Life) mais sait également insérer une tendance disco (By the Riverside). On note aussi des chœurs, de l’orgue (Don’t Care) et des solos de six-cordes bien sentis : à la wah (Proud of your Genes, By the Riverside), sur un son étonnamment pas trop saturé en comparaison à la rythmique en mode fuzz abrasive (Part of the Game), ou avec une couleur carrément classic-rock dans At One.

D’ailleurs, cette ambiance globalement gorgée de déluges sonores se clôt sur ce dernier morceau At One qui mise sur la mélodie, encore plus que les cinq autres titres. Ici, le crescendo final rempli d’emphase sonnerait presque pop. Et cette envolée entêtante aux accents lyriques sert un message anarchiste et antimilitariste, un hymne à la paix et un appel à un changement de paradigme politique :

Avec ce second EP Fizzy Life, The Act transforme l’essai et confirme sa lancée. Un duo à suivre de près assurément. Retrouvez toutes les infos de The Act sur les réseaux sociaux :

© Jean-François Convert – Mars 2026

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