Rock is not dead, long live rock !

Passé de mode ? Musique de vieux ? Supplanté par le Rap, le RnB, le Hip Hop ? Que nenni ! le rock est bien là et plus vivant que jamais. Exemples d’artistes actuels qui, même s’ils ne révolutionnent pas le genre, continuent d’en faire vivre l’esprit.

Bigger – Tightrope (EP) – 9 novembre

Formé en 2016 par 5 musiciens, Bigger mélange un rock puissant avec des refrains pop entêtants. On pense autant à Nick Cave qu’au Beatles, et la voix de l’irlandais Kevin Tomey rappelle beaucoup celle de Tom Verlaine, le leader de Television.

Les clips vidéo ajoutent au côté sombre et inquiétant, que seules les mélodies lumineuses viennent éclairer. Une opposition qui fait tout le sel de leur musique.

Actuellement en tournée, Bigger sera le 21 décembre à Lausanne et le 2 février à Paris.

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Fabulous Sheep – 1er Album – Février 2019

Après deux EP et plus 250 concerts, Fabulous Sheep va sortir un premier album en février. On pourrait parler de “punk-pop” si on voulait tenter de cerner leur musique, mais ces presqu’encore adolescents (autour d’une vingtaine d’années) ne se laissent pas enfermer dans une étiquette, et font avant tout passer avec énergie et sincérité cette sensation d’urgence qui les habitent.

Originaires de Béziers, ils ont déjà été remarqués à de nombreuses reprises lors de festivals majeurs. Leurs prestations scéniques ont à chaque fois déclenché un enthousiasme communicatif, voire une hystérie collective !

La sortie en février de cet album concrétise l’aboutissement d’une popularité grandissante, et des dates sont prévues dès le mois de janvier.

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Some Smoking Guys – Regular Faces – 20 octobre

A l’origine, les parisiens de Some Smoking Guys s’appuyaient plutôt sur des influences stoner pour délivrer un rock abrasif. Sans renier cet héritage, ils ont choisi d’arrondir un peu les angles, et d’enrichir leur énergie brute par des lignes pop et mélodiques.

Une démarche encore plus accentuée lorsqu’il s’agit de jouer les morceaux en version acoustique, dans un cadre de carte postale bucolique.

Une douceur apparente qui peut laisser surgir une noirceur soudaine, mais jamais plombante. Un album qui regorge d’une large palette de tons et d’atmosphères, entre force brute et finesse mélodique Une subtilité multiple qui émerge au sein d’un tourbillon rock.

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Liquid Bear – Unwind (EP) – 14 décembre

Le rock progressif aux arrangements alambiqués et ruptures de tons et de rythmes semblait avoir vécu son heure et être passé aux oubliettes dans la moulinette new wave et soft rock des eighties. Mais, diverses branches du metal ou du stoner y reviennent en nous plongeant dans des ambiances sombres et complexes où la force et la puissance côtoient l’atmosphérique et le mélodique.

C’est le cas de Liquid Bear, quatuor formé à Paris, mais aux influences clairement britanniques, dans la mouvance de groupes tels Birth Of Joy. Leur premier EP Unwind est sorti ce 14 décembre et contient, entre autres le sombre Jug O’ Jack :

Autre titre marquant, Harry & Bart débute sur une ambiance planante à la Pink Floyd, avant d’évoluer vers un hard-prog Zeppelinesque, et son crescendo final digne de King Crimson :

Un groupe qui revitalise et modernise le prog-rock, et lui donne une direction plus actuelle, rafraîchissante.

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Captain Obvious – Let it Burn (EP) – janvier 2019

Depuis ses origines, le rock s’est souvent basé sur le trio guitare-basse-batterie, puis avec deux guitares, et parfois l’ajoût de claviers. Plus récemment, on a vu des combos se réduire à guitare-batterie avec les White Stripes, Black Keys ou Hat Fitz & Cara. Mais plus surprenant, un duo basse-batterie ! Certes il y a bien eu Morphine avec sa basse deux cordes et son saxo free jazz, mais Captain Obvious propose un son vraiment novateur, où la basse peut à la fois assurer le riff et le lead.

Ce duo composé de deux frères évoque des influences comme Royal Blood, Slaves ou Rage Against The Machine. Un rock épileptique, à l’énergie incontrôlable.

La sortie de l’EP Let it burn est prévue pour le mois de janvier.

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Dätcha Mandala

Enfin, un groupe qui prouve que la formule Power Trio a encore de belles heures devant elle : Dätcha Mandala nous fait voyager dans le temps avec un look et une musique qui semblent tout droits sortis de la fin des sixties.

Le chanteur-bassiste-harmoniciste fait immanquablement penser à Jack Bruce, et donc à Cream. Et ce ne sont pas les riffs ravageurs ou la batterie explosive qui vont dire le contraire. Accompagné de musiciens orientaux, ou d’un orchestre à cordes, le trio s’aventure dans les reprises de classiques comme Kashmir ou Child in Time. Mais là où il excelle, c’est sans aucun doute lorsqu’ il sait revenir au blues originel, mâtiné de rock psychédélique.

Et si leurs visages ne vous sont pas inconnus, c’est peut-être que vous les avez vus en première partie des Insus au stade de France. Une consécration hexagonale, mais qui ne doit pas occulter leur parcours à travers l’Europe et Outre-Atlantique. On attend avec impatience leur retour sur le devant de la scène.

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Et comme disaient les Who :

Infos :

© Jean-François Convert – Décembre 2018

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