Quintana Dead Blues eXperience devient duo

Après avoir été longtemps un One Man Band, le chanteur-guitariste Piero Quintana fait maintenant équipe avec le batteur Adrien Schiavone. Le désormais duo Quintana Dead Blues eXperience vient de sortir l’album ‘Ashes‘.

© Jessica Calvo

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de Quintana Dead Blues eXperience que j’ai découvert il y a maintenant 7 ans. Piero Quintana avait jusqu’à présent officié en One Man Band avec sa guitare et une boite à rythmes GrooveBox Roland MC 909 (même si en studio il lui arrivait d’enregistrer avec une batterie comme par exemple sur l’album One of Us). Et hormis une collaboration avec Yarol Poupaud il y a deux ans, notre homme cultivait sa volonté d’avancer en loup solitaire.

Mais sur ce nouvel opus Ashes, sorti avant-hier, Quintana Dead Blues eXperience s’affiche désormais comme un duo, dans la lignée des White Stripes, Black Keys, Inspector Cluzo, Superdownhome, etc… Encore plus de puissance et un son plus organique avec les fûts et les cymbales d’Adrien Schiavone.

Mais le changement de formule n’a pas modifié l’essence profonde de la musique de Quintana Dead Blues eXperience. On retrouve ces sonorités brutes et écorchées, cette distorsion qui semble littéralement déborder de l’ampli comme si on ne pouvait pas la contenir. Un mur sonore sur lequel Piero Quintana sculpte ses mélodies avec sa voix qui respire l’urgence et le cri des tripes.

Pas étonnant que ça sonne live à ce point quand on sait que les 10 chansons de Ashes ont été enregistrées en trois jours seulement. C’était en janvier dernier au Silver Recordings Studio de Bilbao. Le morceau titre reflète bien cette tension permanente qui parcourt l’album :

Martín Guevara de CAPSULA qui a produit, enregistré et mixé l’album, a su capter une immédiateté, une intensité, et une sensation quasiment physique pour l’auditeur. Plutôt que d’arrondir les angles, Quintana Dead Blues eXperience cherche surtout à les aiguiser. Et c’est ce côté abrasif et sans concession qui marque dès la première écoute.

Pour sortir encore plus de l’esprit originel One Man Band, le duo s’est même fait quatuor le temps d’une reprise de Nirvana : School bénéficie d’un solo aux couleurs psychédéliques par Martin Guevara qui prend ici la guitare en plus de sa casquette de producteur, ainsi que des chœurs de Coni Duchess, le tout pour une adaptation encore plus sauvage que la version originale.

La plupart des morceaux trépident sur un tempo enlevé, mais quelque uns sont aussi basés sur des riffs bluesy lourds et pesants qui répondent à la voix dans le même esprit que le faisaient les bluesmen en solo : la chanson-titre, ou encore le bien nommé I will Be Myself avec lequel Piero Quintana referme l’album en affirmant son identité.

Le studio permet des overdubs comme dans Kinda Low ou Wild As Fire par exemple, et la guitare est constamment doublée pour épaissir le mur sonore, on entend même une ligne de basse sur It’s Nothing et Spell On Me… mais l’album transpire globalement la spontanéité du live. Et justement, la musique de Quintana Dead Blues eXperience s’apprécie avant tout en concert. Suivez le groupe sur les réseaux sociaux pour ne manquer aucune des prochaines dates :

© Jean-François Convert – Juin 2026

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