Johnny Clegg est parti

Il nous reste son message humaniste, et sa musique qui a bercé mes années adolescentes.

© 1992 Wikipedia

Alors que maintenant mes enfants ont déjà passé le bac, ou vont attaquer le lycée, je me souviens encore très précisément de ma première et ma terminale, rythmées au son de Scartelings of Africa et surtout Asimbonanga

Le « zoulou blanc » se battait depuis 3 ans contre le crabe. Un des derniers projets qui lui avait été consacré était le collectif Friends of Johnny Clegg
Début janvier, j’avais posté une courte chronique présentant leur version du magnifique morceau The crossing.

Avec Asimbonanga, c’est je crois ma chanson préférée de Johnny Clegg, tant par ses chœurs sublimes, que son texte qui prend aujourd’hui un sens particulier, même si à l’origine, il s’agit d’un hommage à Dudu Zulu, percussionniste et danseur de Savuka, assassiné en 1992.
Je poste la version originale, et les paroles, traduites en français.
Johnny Clegg est parti rejoindre son frère de cœur. Mais la musique reste. Pour toujours.

{The Crossing – Osiyeza}

A travers les jours qui me rongent
A chaque souffles que je prends
A travers toutes les nuits où j’ai été seul
Dans le rêve de quelqu’un d’autre, éveillé
Tous les mots de vérité que nous avons dit
Que le vent avait soufflé
Il n’y a que toi qui reste près moi
Claire que la lumière du jour

Refrain: O Siyeza, o siyeza, sizofika webaba noma
(Nous arrivons, nous arrivons, nous arriverons bientôt)
O siyeza, o siyeza, siyagudle lomhlaba
(Nous arrivons, nous arrivons, nous nous dirigeons vers
cette terre)
Siyawela lapheshaya lulezontaba ezimnyama
(Nous avons traversé ces montagnes sombres)
Lapha sobheka phansi Konke ukhulupheka
(Là où nous allons déposer nos ennuis)

Un homme ivre battu dans un bar du centre-ville
Prend une raclée, sans faire de bruit
A travers ses yeux gonflés, il titube et sourit
Parce que personne ne peut le réprimer
Dans son for intérieur un garçon lève les yeux vers son
père
D’un signe ou un regard approbateur
Oh, comme c’est curieux comment ceux qui nous sont proche et
maintenant disparu
Peuvent si affecter nos vies

Chœur

Prends-moi maintenant, tient moi à proximité
Ne me lâche pas, j’arrive à la maison »

Chœur

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