Elliott Murphy au festival de blues de Jarnioux

Le songwriter légendaire a fait son retour sur scène dans le Beaujolais, ce samedi 12 juin.

Pour son tout premier concert au bout de 9 mois d’attente, le songwriter américain français d’adoption Elliott Murphy avait choisi le Festival de Blues à Jarnioux, dans le Beaujolais (69), au nord-ouest de Lyon. Après Little Mouse and the Hungry Cats et les Shaggy Dogs, il a clôturé cette journée du 12 juin.

« 9 mois que je n’ai pas changé mes cordes »

Elliott Murphy

Tout de suite on a senti son plaisir d’être sur scène et son envie de jouer. Un sourire sincère, très affable entre chaque morceau, plaisantant sur son accent… « parisien » (!), ironisant sur les traductions des titres de ses chansons, comme par exemple What the fuck is going on?, poliment traduit en « qu’est-ce qu’il se passe? » par son guitariste Olivier Durand. Rires nourris dans l’assistance. Ambiance bon enfant, détendue et chaleureuse.

« Je suis très content d’être avec vous ce soir. Et ma femme est très contente aussi, depuis le temps qu’elle attend que je quitte enfin la maison ! »

Elliott Murphy
Elliott Murphy
© Jean-François Convert

Pour être allé au concert de Jack Bon dans l’après-midi, je n’ai pas vu les deux premiers groupes de la soirée, Little Mouse and the Hungry Cats et les Shaggy Dogs. Mis à part les deux derniers morceaux des Shaggy Dogs. L’atmosphère sentait déjà bon le retour des festivals d’été.

Elliott Murphy a commencé son concert d’abord à 2 avec son guitariste Olivier Durand, puis ils sont ensuite passés à 4 avec un percussionniste et une violoniste. Avec des arrangements dynamiques et énergiques, le quatuor a instantanément suscité l’adhésion du public. Un admirateur de longue date, visiblement habitué, a même rapporté son médiator au chanteur qu’il l’avait fait tombé de la scène.

Le songwriter nous a délivré plusieurs de ses chansons de sa longue carrière, nous a même offert un nouveau titre écrit pendant le confinement We need hope, et j’ai eu droit à mon morceau préféré A Touch of Kindness. Il a aussi repris Better days de son ami Bruce Springsteen, est revenu pour deux rappels, et m’a signé une setlist après le concert.

© Jean-François Convert

Nous avons ainsi pu échangé quelques mots. Elliott, toujours bienveillant et disponible, m’a remercié pour l’interview sur franceinfo. J’avais en effet eu le plaisir de m’entretenir arec lui au téléphone en décembre dernier, à l’occasion de la sortie de ses mémoires Just a story from America.

Deux excellents souvenirs : aussi bien cette discussion amicale et passionnante, que ce concert humain et passionné. Un musicien au talent indéniable, qui a su rester simple et accessible. La marque des grands artistes. Merci pour tout Elliott.

© Jean-François Convert – Juin 2021

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