Julien Deléglise, Daniel Lesueur et Thierry Dauge nous racontent le pop-rock à travers « Les instruments de l’ombre méconnus, incongrus ou mal-aimés, de l’Accordéon au Xylophone ».

Quand on pense Rock, les premiers instruments qui viennent à l’esprit sont la guitare et la batterie. Puis arrivent ensuite la basse et les claviers, éventuellement le saxophone ou l’harmonica. Mais la pop et le rock ont aussi donné l’occasion aux musiciens de jouer sur des instruments beaucoup plus originaux.
C’est ce que propose cet ouvrage rédigé par Julien Deléglise, Daniel Lesueur et Thierry Dauge, et édité par Camion Blanc : lister de façon la plus exhaustive possible les sons produits de manière incongrue dans les musiques dites « pop-rock » au sens large. le livre est sorti en 2020, mais j’avoue ne l’avoir terminé que récemment. A plusieurs reprises, je m’y suis replongé par petits passages, mais j’ai mis le temps… Non pas que c’était inintéressant, bien au contraire, mais j’ai été pris par d’autres lectures, d’autres activités. Et ce type d’abécédaire ne se lit pas forcément dans la continuité, ni d’une traite. Il n’y a pas de trame chronologique, on vient plutôt y picorer de temps à autre, en écoutant les nombreux exemples cités.
C’est la force de ce bouquin : une multitude de références, des détails et des anecdotes pointues à foison.




Et puis la plume est malicieuse, jamais avare de bon mots. On sent la passion de la musique et on se délecte du ton iconoclaste et guilleret, parfois ironique sur les choix surprenants de tel ou tel artiste. Il y a les instruments singuliers en eux-mêmes (tambourin, mellotron, accordéon, cornemuse, flûte, thérémine, etc…) mais aussi les « bruits » provoqués naturellement (les sons de la nature, ceux des véhicules, les cris d’animaux…) et en guise de conclusion la voix, aussi bien principale que choriste.
Rien (ou presque) n’a échappé au trio d’auteurs qui nous invitent à (ré)écouter moult morceaux de la musique populaire où brillent des orchestrations « méconnues, incongrues ou mal-aimées ». A lire avec les sources musicales à portée de main et d’oreille.
Et ainsi savourer pleinement le fameux « More Cowbell ! »
© Jean-François Convert – Mars 2026



