« Il n’y a pas d’anges » selon Mister Goodfaith

Le dernier EP de Mister Goodfaith ‘There’s No Angels‘ est sorti en juin. Six morceaux dans la veine country rock qui racontent la route, l’amour, les blessures et l’espoir.

Je vous ais déjà parlé de Mister Goodfaith (alias Fabien Bonnefoy) à plusieurs reprises : son premier album en 2018, interview pour son deuxième en 2021, le clip de Time To Let It Go en 2023, deux nouveaux singles au printemps 2025, et surtout j’ai eu le plaisir de rencontrer Fabien en chair et en os, chez lui au Québec, à l’automne dernier. Et ce mois de juin est sorti son nouvel EP There’s No Angels.

Il présente le morceau-titre comme « Une chanson sur ceux qui quittent un monde pour reconstruire leur vie ailleurs, avec leurs espoirs, leurs blessures et leurs illusions. » On pourrait penser à un texte autobiographique, lui le parisien parti s’installer au Québec avec sa famille il y a une quinzaine d’années. Mais il s’agit d’un thème bien plus large comme l’explique Fabien : « There’s No Angels est née après avoir vu un documentaire consacré à des hommes et des femmes partis reconstruire leur vie dans l’Amérique du XIXe siècle. Ce qui m’a marqué, ce n’était pas seulement leur voyage, mais tout ce qu’ils emportaient avec eux : leurs espoirs, leurs blessures, leurs rêves et leurs illusions. Il n’y avait peut-être pas d’anges dans ce nouveau monde, mais il restait toujours une raison de continuer. »

Musicalement, l’ouverture de cet EP surprend légèrement. Après une intro bien dans son style, le groove et le son de voix trafiqué procurent une sensation différente de ce qu’a pu faire Mister Goodfaith auparavant. Mais rapidement on retombe en terrain connu avec un country-rock puissant, un refrain accrocheur, et un solo lyrique. La fin abrupte du morceau en revanche est tout aussi étonnante que le début, ce qui prouve la volonté de Mister Goodfaith à se renouveler, et ne pas se cantonner dans une recette ronronnante.

Dans Miss This Life le chanteur évoque peut-être sa jeunesse, cette « vie qui lui manque » ? Mais peut-être n’est-ce qu’une réflexion plus générale : « we were young wild and free ». Des paroles apparemment nostalgiques servies par un très joli son de guitare slide aérienne. Le morceau suivant So Easy, que je vous avais présenté, est une ode à sa moitié : « you are my inspiration, my sunhsine, my light ». Un rock pêchu et up-tempo dont on peu apprécier un extrait live sur la chaine YouTube du songwriter :


You Never Loved Me Like I Love You est une autre déclaration d’amour avec l’ajout d’un clavier, fait rarissime dans la discographie de Mister Goodfaith. Très belle ballade avec encore un superbe solo de guitare. Après ce moment lumineux, Last One sonne beaucoup plus crépusculaire (« whisky is my only friend »), et à nouveau la slide soutient parfaitement le chant, mais c’est un solo classique qui vient trancher la mélodie, et le morceau se termine en suspend.

Quant à l’EP, il se clôt de la plus belle manière : Long Way Home débute sur un riff bluesy lancinant en mode mineur, mais évolue vers une envolée pleine de lyrisme. A propos de cette chanson, Fabien raconte : « J’adore m’inspirer de ce que je vois ou lis. Cela me fait réfléchir sur le chemin à prendre dans la vie, souvent difficile à trouver, mais il est en nous, c’est nous qui le traçons. »

Long Way Home en Live

Miss This Life en Live (extrait 1)
Miss This Life en Live (extrait 2)

Son chemin, Mister Goodfaith continue de le tracer avec toute sa passion qui transpire dans sa musique. Pour l’accompagner sur sa route, retrouvez le sur les réseaux sociaux :

Concert du 29 juillet

© Jean-François Convert – Août 2026

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