Premier album de la chanteuse folk Dear Pola

L’artiste Dear Pola sortira son premier album éponyme le 9 octobre prochain. Deux singles sont déjà disponibles : ‘Cradle’ et ‘Little Things’.

© David BASSO

Dear Pola est une autrice-compositrice-interprète originaire de la Drôme qui propose une musique folk épurée et dépouillée au possible : Sa voix, sa guitare, et quelques rares touches de synthés pour une atmosphère envoutante et planante propice à l’introspection. Côté influences on pense aux grandes références du genre telles Joni Mitchell, Leonard Cohen, Nick Drake, Elliott Smith, ou les plus récentes Cat Power, Adrienne Lenker, Emma Ruth Rundle, et autres Maricka Hackman .

Après un EP Ma part du ciel, enregistré dans sa chambre et sorti fin 2023, elle s’apprête à sortir son premier véritable album éponyme le 9 octobre prochain, chez Osto Records / L’Autre Distribution. la pochette où l’on semble distinguer un paysage à travers la vitre d’un véhicule ou d’un train symbolise bien cette musique qui invite à s’évader juste par l’écoute.

Les neuf titres enchainent arpèges délicats (sur un modèle classique à cordes en nylon), voix proche et intimiste, et parfois quelques embellissements sonores (voix doublées, claviers discrets). Dès l’ouverture Take Care (« prends soin ») on est invité à se recentrer et écouter notre résonance intérieure. Emporté dans une ambiance onirique, on n’a qu’une envie : lâcher prise.

Le deuxième morceau, Little Things, premier single extrait de l’album, « évoque le ravissement amoureux dans sa forme la plus pure, ce moment fragile où tout semble possible. C’est un poème des sens, une rêverie charnelle et lumineuse où la tendresse se mêle au désir. » La description du clip sur YouTube résume bien ce ressenti perceptible : « Tout y est détail : une empreinte, un mot, un frisson. L’amour y apparaît comme un phénomène cosmique, un élan vital aussi bref qu’infini. La chanson respire une joie calme, presque sacrée, consciente déjà de sa propre finitude. »

La troisième chanson Cradle (« berceau ») repose sur une superbe ritournelle d’arpèges à la guitare, et s’inspire d’une phrase de l’écrivain et réalisateur de nationalité lituanienne et américaine Jonas Mekas, que l’on entend à la toute fin : « I have never really been able to figure out where my life begins and where it ends. » (« Je n’ai jamais vraiment réussi à comprendre où commence ma vie et où elle s’achève. »)

On ressent une dimension quasi métaphysique dans ce texte qui explore les territoires de la dévotion, de la maternité et de l’effacement de soi. Une réflexion sur les liens qui nous façonnent jusqu’à brouiller les frontières entre soi et les autres.

Ces thèmes liés aux relations humaines parcourent tout l’album. Dear Pola nous parle de sa mère dans The Boundless Blue et Somnus, ou d’un amour passé dans Marianne. Les orchestrations restent en permanence fluides et limpides, à l’exception de Morning Teeth qui fait intervenir des rythmiques légèrement bancales et dissonantes. Mais cette disgression sonore reste à la marge dans un album globalement serein et apaisé.

Un premier opus parfaitement maitrisé et qui donne envie d’aller voir et écouter Dear Pola sur scène. Suivez la sur les réseaux sociaux pour ne rater aucune date de ses prochains concerts :

  • 18.07 : Le Couvent – SAINT-FÉLICIEN
  • 14.10 : Cave à Musique – MÂCON (ouverture de soirée pour Alela Diane)
  • 06.11 : Goethe-Institut – PARIS (concert de restitution de résidence)
  • 24.11 : La Péniche – CHALON-SUR-SAÔNE
  • 25.11 : Bibliothèque Jeunesse – CHALON-SUR-SAÔNE

© Jean-François Convert – Juin 2026

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