La productrice, multi-instrumentiste et compositrice danoise Fine a sorti son nouvel album ‘Jazz Dreams’ le 23 octobre. 13 titres qui naviguent entre onirisme et décontraction jazzy.
Fine est une auteure-compositrice-interprète et productrice danoise. Elle a débuté sa carrière solo en 2024avec l’album, Rocky Top Ballads (Escho). Son style mêle samples, apports électroniques et instruments traditionnels, et ses influences sont portées par son amour d’enfance pour la musique folk et country.
Avec ce nouvel opus Jazz Dreams paru le 23 octobre (Escho), Fine élargit son univers musical en s’aventurant vers des territoires jazzy. Au cours des seize derniers mois, l’album a progressivement pris forme devant le public. Les premières versions des morceaux ont été dévoilées lors de concerts, tandis que des démos et d’autres variantes ont vu le jour dans le cadre de la résidence de Fine à NTS, parallèlement à la sortie des singles I Could, Run, Moment et Portal.
Le morceau d’ouverture The Thing qui se termine par uen sonnerie de téléphone tourne sur une progression harmonique rappelant un peu celle de Back to Black d’Amy Winehouse, mais l’album est globalement plus dans un esprit à la Norah Jones, notamment dans les intonations vocales et les arrangements. Dès le deuxième titre If you wanna come down on est bercé par une ambiance entre rêve et décontraction. Atmosphère cotonneuse qu’on retrouve dans les effluves vaporeuses de Any minute, Million years, la flute aérienne de Portal, les guitares planantes et moelleuses de Moment, ou encore la très belle ballade Everything in the shade avec ses réminiscences d’Elton John, et le final Much to say qui referme le disque en mode feutré.
D’autres chansons apportent une couleur différente comme le bizarre I could, l’entrainant Goodbye brain, le dynamique Run, le très pop Get in, le rythmé Sometimes I rush. L’ensemble donne au final un bel équilibre entre moments calmes et d’autres plus enjoués. Cet aspetc légèrement hétéroclite est venu naturellement en raison du processus d’enregistrement qui s’est étalé dans le temps. Fine explique : « Enregistrer un album n’est pas un processus linéaire. On jette quelque chose dans une pièce, et l’étrange est simplement accepté, sans jamais paraître bizarre ; on s’abandonne à la logique propre au rêve. C’est cruel, mais c’est aussi libérateur ».
Comme le laisse supposer son titre, Jazz dreams a été conçu un peu comme une improvisation de jazz. L’album suit l’instinct où qu’il mène, transformant des fragments émotionnels en un véritable rêve. La pochette de l’album reflète elle-même cet esprit. L’image était à l’origine un dessin offert à Fine par un fan inconnu en échange d’une place pour un concert à Paris l’année dernière : un petit geste de générosité transformé en élément central de l’univers de l’album.
Un album qui prendra vie sur scène à partir de février 2027 avec des concerts en tête d’affiche récemment annoncés à Berlin, Londres et Paris, une première occasion de découvrir l’univers de Jazz Dreams en live. Fine sera en concert le 13 mars 2027 à la salle Bal Chavaux de Montreuil. Retrouvez toutes ses infos sur les réseaux sociaux :

© Jean-François Convert – Novembre 2026





