Les néo-zélandais Ha The Unclear sortent un EP

Le groupe néo-zélandais Ha The Unclear a sorti ‘Astigmatic’ le 16 octobre. Un EP de cinq titres aux refrains entrainants qui sonnent très british.

© Jenna Todd

Je vous déjà parlé de Ha The Unclear à deux reprises : lors de leur première venue en France en 2022, et pour leur premier album en 2024. Le 16 octobre dernier, le groupe a sorti un nouvel EP Astigmatic, en attente d’un deuxième LP qui est en préparation pour 2027, période à laquelle ils reviendront sans doute en Europe et en France. Bien que néo-zélandais, plus précisément originaires de Dunedin, dans l’Île du Sud, les quatre musiciens sonnent très Brit pop des nineties à mes oreilles, et c’est encore plus frappant dans ce nouvel opus :

Cliquez sur la pochette pour lancer la playlist de l’EP

Les refrains restent dans la tête dès la première écoute. Que ce soit le morceau-titre d’ouverture (dénommé aussi Cumberland Street) ou le second The Cold, les deux imprègnent rapidement notre cerveau des ritournelles en « La La La… », impossible de ne pas avoir envie de les entonner avec eux, tout en secouant frénétiquement la tête, surtout pour le deuxième. Le leader du groupe explique : « ‘The Cold’ parle de ma tentative d’écrire cette chanson. Elle est née d’une frustration face au processus créatif. J’avais l’impression de m’acharner à créer une chanson avec un pilon et un mortier, en la complexifiant inutilement. ‘The Cold’ a donc été mon effort pour arracher le couvercle de la boîte de conserve et en extraire la sauce. »

Quant à Cumberland Street qui ouvre l’EP et qui est sous-titré Astigmatic, il a été écrit par Michael Cathro après son retour à Dunedin, sa ville natale. Les paroles évoquent l’incapacité à voir les choses telles qu’elles sont réellement, à apprécier ce que l’on possède : « Staring at the stars, no, they were streetlights leaking in a row », où plisser les yeux « réduit toutes les possibilités à une seule réalité ».

Le véloce Earth Gazer possède lui aussi une mélodie qui trotte longuement en tête, The Good Times Always In Tears débute par de très beaux arpèges et s’annonce d’abord comme une ballade calme en regard des autres morceaux, mais le rejoint rapidement en terme de tempo (quoique plus doux toutefois) et de refrain entêtant. Enfin, le riff hypnotique du dernier titre Mountains We’ve Made m’a fait penser à certains motifs de l’album Marquee Moon de Television, et notamment sont morceau éponyme.

Avec des influences anglaises et New-yorkaises, les néo-zélandais de Ha The Unclear sonnent définitivement comme un groupe qui aurait émergé durant la vague post-punk des années 80 ou du rock british des années 90. Espérons qu’on pourra les voir prochainement chez nous ! Toutes leurs infos sur les réseaux sociaux :

© Jean-François Convert – Octobre 2026

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