Dans le cadre du festival Lumière à Lyon, et pour les 50 ans du magazine de cinéma ‘Première’, une exposition se tient encore ces jours-ci en jouant les prolongations.

Avant d’être passionné de musique, j’ai d’abord été cinéphile. Durant mes années collège, je dévorais les livres sur le cinéma, je lisais de long en large les articles et critiques dans Télérama, et je m’achetais régulièrement des magazines comme Studio ou Première. C’était bien avant de faire des études plus a approfondies sur le sujet, et je n’avais pas encore la maturité intellectuelle pour apprécier les écrits dans Positif ou Les Cahiers du Cinéma, que je découvrirai bien plus tard, notamment pendant ma licence d’études cinématographiques. Pour l’heure, à l’époque du collège, je me contentais de lectures beaucoup plus grand public, et Première était parfaitement dans ce créneau.




je me souviens entre autres d’un numéro avec Montand en couverture dans son costume du Papet pour le tournage de Jean de Florette et Manon des Sources, et d’un autre avec long article et des interviews sur le film Hors-la-loi de Robin Davis où apparaissait notamment le jeune Clovis Cornillac.
Aussi, aller voir cette exposition de Unes du magazine m’a rappelé mon adolescence.
























J’y ai appris plusieurs choses, par exemple que Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain avait été refusé à Cannes avant de connaitre le succès que l’on connait, que Tom Cruise a été l’homme le plus représenté e, couverture du magazine (12 fois), que Bjork a accepté d’être interviewée par Première alors qu’elle a dit qu’elle ne donnerait aucune interview pour Dancer in the Dark de Lars von trier en 2000, que la même équipe a créé le mensuel consacré au football Onze, ou encore que le premier numéro paru en novembre 1976 affichait Sylvia Kristel qui avait remporté le suffrage auprès du personnel de la maison d’édition, invité à choisir entre l’interprète d’Emmanuelle et Catherine Deneuve.






Comme souvent, un détail m’a interpelé : au sujet de la couverture de septembre 1993 avec Sharon Stone posant pour la sortie du film Sliver, il est indiqué que derrière l’objectif se trouvait « le photographe de Springsteen, Danny Federici ». Or, ce dernier est le claviériste et non le photographe du Boss, qui serait plutôt Frank Stefanko, un proche de l’artiste depuis la fin des années 1970, et qui a réalisé les photos des pochettes de Darkness on the Edge of Town et The River.


J’ai fait quelques recherches et n’ai rien trouvé sur le fait potentiel que Danny Federici ait pu faire des photos de Springsteen. Petite erreur dans les légendes de l’expo donc, mais qui n’entache en rien le plaisir que j’ai eu à revoir ces Unes de magazine, non sans nostalgie, comme par exemple celles avec Cyril Collard ou Belmondo.


L’exposition est toujours en cours, il n’y a pour l’instant pas de date de fin prévue, mais en tardez pas, elle devait déjà s’arrêter à la fin du festival, le 18 octobre, elle est prolongée de semaine en semaine, mais s’arrêter à tout moment. L’entrée est gratuite pour les bénévoles et accrédités, et de seulement 4€ pour les personnes extérieures. Il y a même une visite guidée tous les samedis à 16h.



© Jean-François Convert – Octobre 2026



