A l’occasion des 100 ans de la naissance du réalisateur Georges Lautner, plusieurs rétrospectives et la sortie d’un livre ont lieu ce mois d’octobre.

Né en janvier 1926, Georges Lautner aurait fêté ses 100 ans en 2026. Pour célébrer ce centenaire, le réalisateur est à l’honneur cet automne avec la parution du livre de Sylvain Perret Georges Lautner, L’œil du professionnel (Badlands Edition / Carlotta Films), ainsi que la ressortie en salles le 28 octobre de 12 de ses films :
- Les Tontons flingueurs (1963)
- Les Barbouzes (1964)
- Galia (1966)
- Le Pacha (1968)
- Laisse aller c’est une valse (1971)
- Flic ou voyou (1979)
- Le Monocle noir (1961)
- Le Septième Juré (1962)
- Mort d’un pourri (1977)
- La Route de salina (1970)
- Le Professionnel (1981)
- Des pissenlits par la racine (1964)
Le tout grâce à des restaurations effectuées par Gaumont (pour les 6 premiers films), Studiocanal avec le soutien du CNC (Le Professionnel), Pathé avec le soutien du CNC (Le Monocle noir), ou encore Studio TF1 avec le soutien du CNC (Des pissenlits par la racine).

Georges Lautner est également à l’honneur en ce moment même au Festival Lumière (Du 10 au 18 octobre 2026 à Lyon) avec une rencontre avec Sylvain Perret le lundi 12 octobre à 15h à l’Hôtel-Dieu (Village Cinéma), ainsi que la projection du film Arrêtez les tambours (1961) sur 3 dates et 3 lieux différents :
- Mardi 13 – 13h45 – UGC Ciné Cité Confluence – En présence de Sylvain Perret
- Mercredi 14 – 11h15 – Pathé Bellecour Suivi de la signature du livre L’Œil du Professionnel par Sylvain Perret
- Dimanche 18 – 18h30 – Institut Lumière (Villa Lumière)

© Gaumont – Tous droits réservés

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Dans la filmographie de Lautner je retiens sans surprise ses films les plus connus, surtout pour la truculence de ses acteurs déclamant les dialogues savoureux d’Audiard : Les Tontons flingueurs, Les Barbouzes, Le Pacha, Laisse aller c’est une valse, Flic ou voyou et Le Professionnel. Dans ce dernier, la fin est particulièrement marquante, et avait été fermement défendue par Belmondo et le réalisateur, contre l’avis des producteurs. Lautner expliquait : « J’avais tourné une autre fin : Belmondo partait dans l’hélico avec une très jolie fille… Mais nous avons tenu bon. Belmondo se fait descendre, et on reste sur son cadavre avec la musique de Morricone. On en prend plein la gueule ! »
Entre cette scène d’anthologie, la « boisson d’hommes » des Tontons flingueurs, les cascades et pirouettes de Bebel dans Le Guignolo, ou son énergie volubile et jubilatoire à vouloir « chasser le diable » dans Flic ou voyou, c’est vrai qu’il nous en a foutu « plein la gueule » ce cinéaste. Merci monsieur Lautner, on pense à vous pour vos 100 ans !
© Jean-François Convert – Octobre 2026



