Le pianiste Monty Alexander sera à Paris le 6 octobre, à la fois pour un concert et pour recevoir la médaille d’Officier de l’ordre des arts & des lettres, même jour que la sortie de son album ‘A Jamerican in Paris‘.

Il y a deux ans, je découvrais le pianiste jamaïcain Monty Alexander par son disque D-Day, qui faisait coïncider ses 80 ans, avec ceux du débarquement en Normandie. Le musicien est en effet né le 6 juin 1944, à Kingston. J’avais beaucoup apprécié cet album, avec son mélange de styles, allant du romantisme au swing bluesy, en passant par le reggae de son île natale. Je n’avais pas forcément mesuré le degré d’importance de Monty Alexander dans l’histoire de la musique. Je le redécouvre aujourd’hui avec sa prochaine décoration d’Officier de l’ordre des arts & des lettres pour l’ensemble de sa carrière.
«De nos jours, l’expression « légende vivante » est galvaudée pour qualifier des artistes qui ont apporté une quelconque contribution à leur genre musical. Cependant, pour le pianiste Monty Alexander, originaire de Jamaïque, ce titre ne suffit pas à rendre justice à l’un des véritables pionniers, non seulement du jazz, mais aussi du ska et du reggae.»
Nicola Cunningham · The Gleaner

La remise de cette médaille lui sera donnée le 6 octobre, le même jour que son concert au New Morning, et que la sortie de son dernier opus A Jamerican in Paris. En s’affichant comme un « jaméricain » (contraction néologique de jamaïcain et américain) dans la capitale française, Monty Alexander revendique cette double identité jamaïco-américaine, et de surcroit en lien singulier avec notre pays, comme il l’avait déjà souligné dans D-Day, et l’alignement de sa naissance avec le débarquement allié.
Le pianiste est ainsi retourné au Studio Sextan à Malakoff dans la banlieue parisienne en décembre 2025 et a enregistré durant trois jours avec le contrebassiste Luke Sellick, le batteur Jason Brown et le percussionniste Bobby Thomas Jr., passant de sa formule habituelle en trio à celle de quartet. De ces sessions denses, rythmées par de très longues plages de musique ininterrompues, est né l’album A Jamerican in Paris, qui paraitra donc le 6 octobre prochain, chez Peewee.

A travers une large palette d’expressions (blues, gospel, bebop, calypso et reggae), Monty Alexander explore la musique bien au delà du jazz. Dans les 12 titres, on retrouve de nombreux hommages avec des reprises de Bob Marley, jamaïcain lui aussi bien sûr (Natural Mystic), Marvin Gaye (What’s Going On), Miles Davis (So What) ou de succès de Sinatra (Come Fly with Me). Quatre morceaux sont déjà disponibles et sortis en singles ces dernières semaines :
Retrouvez toutes les infos de Monty Alexander sur son site et les réseaux sociaux :
© Jean-François Convert – Septembre 2026



