Le 2 octobre 1981 arrivait dans les bacs ce quatrième album du trio The Police. C’est celui de leur discographie que j’aime le moins.
Après trois premiers albums où ils ont exploré une façon différente d’aborder le power trio, notamment en considérant au même plan tous les instruments et pas en hiérarchisant un soliste par rapport à un accompagnement, les trois compères de The Police prennent un premier virage avec ce quatrième opus Ghost in the Machine qui sort en octobre 1981. Question de goût personnel, c’est celui que j’écoute le moins souvent.
Pourtant, l’album s’ouvre avec trois titres plutôt accrocheurs. Ce sont d’ailleurs les morceaux parus en singles et qui ont connu un grand succès, notamment le deuxième Every Little Thing She Does Is Magic.
Mais rapidement ce qui frappe c’est la profusion de synthétiseurs, élément qui n’est utilisé qu’avec parcimonie sur les opus précédents. Ici cela semble devenir le son de Police, et sera renforcé dans l’album suivant Synchronicity mais plus intelligemment je trouve.
Une fois ces trois tubes passés, le reste me séduit moins. Que ce soit les rocks à tendance énergique Demolition Man (avec son final non coupé qui repart), Re-Humanise Yourself ou Omegaman mais qui à mon écoute en manquent justement d’énergie, le répétitif One World (Not Three), et surtout le maladroit Hungry for you où Sting tente de baragouiner en Français un texte sensuel et érotisant, dans une sorte de yaourt inversé ! Seul le dernier titre Darkness retrouve un peu grâce à mes oreilles avec ce climat planant et mélancolique.
Quant à la pochette, je me suis longtemps demandé ce qu’elle représentait. J’ai découvert ces jours-ci en faisant des recherches qu’elle symbolisait de façon abstraite les visages des trois membres du groupe ! Il fallait le savoir…

Pour écrire cette chronique, j’ai réécouté ce matin Ghost in the machine, avec même certains titres bonus tels Shambelle ou I burn for you. Même si j’ai pris plaisir à réentendre les trois morceaux du début, je reste sur mon impression première avec cet album, sorti il y a tout juste 45 ans aujourd’hui.
© Jean-François Convert – Octobre 2026




